Suspension en cascade de certains médias par le CNC au Burundi

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    Le conseil National de communication, CNC retire depuis ce jeudi 28 Septembre l’autorisation d’exploitation aux 14 medias parmi lesquels quatre sont des stations télévisons détruites en 2015 et la Radio CCIB FM+ est suspendue pour une période de trois mois depuis le 2 Octobre pour avoir diffusé un édito jugé par cet organe hors la loi régissant de la presse au Burundi.


    Compte tenu du communiqué du CNC, au terme d’une session ordinaire tenue en province Muyinga en date des 27 et 28 Septembre, la liste des stations radio et télévision dont leurs autorisations d’exploitation ont été retirées semble plus ou moins longue mais, justifie le CNC, pour des raisons diverses.

    Par similarité, la première classe est constituée des medias qui restaient suspendus après être détruits en 2015. Il s’agit de la Radio Bonesha FM dont ses organes venaient d’être renouvelés pour une probable réouverture, la RPA et la Radio- Télévision Renaissance. Selon Aimée Divine Niyokwizigirwa, vice-présidente et porte-parole du CNC, ils sont accusés de n’avoir pas respecté leurs cahiers de charge et d’autres n’ayant pas réglé leurs dossiers judiciaires dans les délais donnés par le CNC.

    Une telle décision touche également d’autres stations mort-nées. Il s’agit de la Radio Miguel, Citizen, Twitezimbere, Tugirubuntu, RTBF, Ijwi ry’Amahoro, R-T La vivante Ijwi ry’Impemburo, Télé dénommée Télé 10 Bdi, Télé Voix d’espoir et la Télévision distributeur dénommée MMDS. L’organe de régulation motive sa décision par le non démarrage des activités des médias selon le texte en vigueur.

    Selon toujours ce communiqué, les décisions du CNC n’ont pas écarté la radio CCIB FM+. Elle sera sous silence pendant trois mois dès le 2 Octobre. Elle est accusée par cet organe d’avoir diffusé le contenu d’un éditorial le 18 Septembre, selon le CNC, contraire à l’éthique professionnelle et à la loi régissant la presse burundaise.
    Pour le directeur de cette station, il s’agit d’une décision qui n’a pas suivi la procédure administrative. « Je suis surpris en même temps que vous qui étiez dans la salle par cette mesure. Personne de cet organe ne m’a pas contacté ni m’appelé au moins par téléphone pour cet éditorial qui parlait du silence du gouvernement burundais face aux massacres des burundais commis à Kamanyola en République Démocratique du Congo», déplore Eddy Claude Nininahanzwe, le directeur. Et de qualifier, Eddy Claude de verbale la décision du conseil national de communication car dit –il, « Je n’ai pas encore eu de copie de la suspension ».

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