D’après les propos tenus par le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra ‘ad Al Hussein devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève lundi 26 février 2018, certains pays dont le Burundi sont « des abattoir d’êtres humains ». Zeid compare le Burundi à la Syrie, le Yémen et la République Démocratique du Congo. Le gouvernement burundais et l’Observatoire National pour la Prévention du Génocide et autres crimes contre l’Humanité rejettent les allégations de ce fonctionnaire onusien. 
Lors de la 37ème session ordinaire du conseil de sécurité des Nations Unies, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme dénonce le sommeil de a communauté internationale devant les crimes commis dans ces pays précités. Zeid Ra’ad Al Hussein regrette également la solidarité négative de cinq pays membres permanents au conseil de sécurité des Nations Unies. Il appelle les pays ayant le droit de veto à mettre fin aux souffrances des populations dont les burundais.
Le gouvernement du Burundi, via l’assistant et porte-parole du ministre de l’intérieur dit ne pas être étonné par le comportement de cette autorité onusienne. « Zeid Al Hussein a toujours combattu le Burundi disant qu’il allait tomber dans le gouffre. C’est dommage qu’il compare le Burundi à un abattoir, un endroit où sont abattus les animaux », déplore Thérence Ntahiraja. Il demande à ce Haut-Commissaire de demander pardon au peuple burundais, comme l’a fait le président américain Donald Trump au peuple africain, ajoute-t-il.
A ce sujet, l’Observatoire National pour la Prévention du Génocide et les crimes contre l’Humanité exhorte le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme à revenir sur ses propos tenus devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Jean de Dieu Mutabazi, président de ce bureau indique que « la situation des droits de l’homme au Burundi est normale ».
Jean de Dieu Mutabazi invite plutôt la communauté internationale à envoyer les observateurs pour suivre le prochain référendum constitutionnel.
Pendant cette session , l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi a également présenté son rapport dans lequel il a soulevé ses inquiétudes au référendum constitutionnel prochain. Michel Kafando redoute que ce rendez-vous électoral affecte dangereusement l’état de droits de l’homme au Burundi.




