Justice :Un militant du parti au pouvoir condamné à 3 ans de prison pour tenue de propos haineux

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    Melchiade Nzopfabarushe, cadre du parti CNDD-FDD est locataire de la prison centrale de Mpimba depuis ce dimanche. Il est accusé d’avoir tenu des propos incendiaires et haineux à l’endroit des militants de l’opposition. L’ex commissaire général adjoint de la brigade spéciale anti-corruption est condamné à trois ans de prison ferme.

    Melchiade Nzopfabarusha s’était rendu à sa commune natale de Mutumba en commune Kabezi de la province Bujumbura la semaine dernière. Selon une vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux, Nzopfabarusha a mis en garde toute personne qui prêcherait le « non » au référendum constitutionnel. Par traduction littérale, ce cadre disait: « Si il y a quelqu’un qui enseignera ce qui est contraire à la volonté du gouvernement, nous nous en en lavons. Si sur une entité à la base on enregistre un opposant (umukeba), des pirogues ont été déjà mises en place pour le jeter dans le lac Tanganyika afin d’avoir une bonne récolte de poissons », a lâché Monsieur Nzopfabarushe.

    Après que le parti au pouvoir ait rejeté sa responsabilité dans les propos de Melchiade Nzopfabarushe,il a vite été arrêté ce dimanche et a passé la première nuit à la prison centrale de Mpimba. Le matin de ce lundi, il a été entendu par le tribunal de Grande instance de Bujumbura en itinérance à la prison centrale de Mpimba dans un procès de flagrance. Le ministère public lui a requis 6 ans de prison et 1 millions de dédommagements pour diffamation à son parti CNDD FDD mais après une courte délibération, le verdict est tombé : 3 ans de prison ferme pour incitation à la haine.

    {{Des condamnations n’ont pas tardé}}

    La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNDH condamne les propos de Melchiade Nzopfabarushe qui incite à la haine et la violence. Jean Baptiste Baribonekeza appelle la population à la retenue et au respect des droits de l’homme. Le président de la CNIDH demande à la justice de réprimer de telles infractions et surtout en cette période électorale.

    Même son de cloche à l’Observatoire National pour l’Eradication et la Prévention du Génocide et d’autres violations de droits humains. Jean de Dieu Mutabazi, président de cet observatoire félicité la justice pour s’être saisi de ce cas.

    Ce procès en flagrance contre un militant du parti Cndd-fdd intervient après que la Cour Suprême, dans son communiqué du 24 avril, ait prévenu que la procédure de flagrance serait suivie strictement pendant la campagne et le scrutin référendaire.

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