Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » !

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    Une dizaine de dossiers les plus connus des forfaits commis depuis 2015 ont été analysés avec ceux dont les jugements ont été rendus rendus. Confirmation du procureur Général de la République Sylvestre Nyandwi dans une conférence de presse animé l’après-midi de ce lundi. Il appelle toute personne qui aurait une information sur un dossier à coopérer afin que la justice soit rendue.

    Parmi les 14 dossiers figurent les dossiers relatifs à l’assassinat de l’ex journaliste de la RTNB Christophe Nkezabahizi,celui du Géneral Adolphe Nshimirimana,l’ex-président du parti UPD Zigamibanga Zedi Feruzi,le Général Athanase Kararuza ainsi que la députée Afsa Mossi, tous survenus en 2015.

    Le procureur général de la république fait savoir que la plupart des dossiers qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive ont été analysés. Cette autorité judiciaire déclare que l’analyse de ce dossier est une preuve de l’indépendance de la magistrature burundaise, pour démentir ce qui est contenu dans le récent rapport des experts onusiens qui fait état de la justice burundaise qui dépend du pouvoir exécutif. « Le premier dossier est celui relatif à l’assassinat du journaliste Christophe Nkezabahizi assassiné à Ngagara,un dossier qui a été objet de beaucoup de commentaires. Je vous dirais que le Tribunal de Grande Instance de Ntahangwa a déjà rendu son jugement sur ce cas .L’autre dossier est celui de l’assassinat du Général Adolphe Nshimirimana.Ce dossier a été déjà appelé en audience publique mais il a été remis pour attendre les témoins du ministère public et sera rappelé très prochainement », dit Monsieur Nyandwi.

    Outre les assassinats, le procureur général s’est également exprimé sur les différentes attaques armées, à Cibitoke et contre les camps militaires ainsi que les crimes qui en sont suivis. Il nie les femmes ayant été rapportées sexuellement violées. « Les dossiers des attaques de Cibitoke par des éléments rebelles en provenance du Rwanda en 2015, plusieurs dossiers subséquents avaient été ouverts et parmi lesquels 6 dossiers ont été déjà clôturés.Certains prévenus ont été condamnés et d’autres interjeté appel et le dossier se trouve au niveau de la cour d’appel de Bujumbura.Il y a un dossier qui était relatif aux allégations de viol qui,disait-on,avait été commis par les éléments des forces de l’ordre après les attaques des camps militaires en décembre 2015.Bien que le dossier ait été ouvert, nous avons mené des investigations mais nous n’avons trouvé aucune victime parmi les femmes rapportées violées »,s’en lave les mains le Procureur Général.

    Concernant les organisations de la société civile et radios suspendues en 2015, certaines ont été autorisées à fonctionner. Mais que le dossier de la Radio Bonesha reste pendant devant la justice « car les représentants de cette station n’ont pas voulu coopérer avec la justice afin que la radio puisse réémettre », explique le procureur général.

    A ce sujet, Léon Masengo directeur de cette station fermée depuis 2015 nie l’existence d’un dossier contre Bonesha FM en justice.Selon lui, « C’est étonnant que le procureur général déclare que les représentants de sa radio n’ont pas voulu coopérer pour un dossier judicaire inexistant », déplore Monsieur Masengo.

    A part les forfaits qu’il dit avoir été commis en 2015, il indique que le dossier en rapport avec l’assassinat des trois religieuses italiennes (Sœurs Bernadetta Bogian, Lucia Pulici,Olga Raschietti) est presque terminé.

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