La Mutuelle de la fonction publique nécessite un appui selon la COSYBU

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    La confédération des syndicats du Burundi cosybu regrette que la Mutuelle de la fonction publique fasse face au manque criant de médicaments. Ce responsable syndical demande au gouvernement burundais de se pencher sur cette question afin d’alléger la souffrance des abonnés. Le directeur général de la mutuelle rassure que le stock successible de couvrir six mois est disponible.

    Selon le président de la COSYBU, le manque criant de médicaments rapporté actuellement à la Mutuelle de la fonction publique, c’est un problème qui se répercute directement sur ses abonnés obligés de payer toujours des suppléments. Tharcisse Gahungu remarque que ce problème trouve son origine dans le fait que cette société n’a plus les possibilités de s’approvisionner en médicaments directement auprès des fabricants.
    Dans son discours de ce 1er mai 2019 à Rumonge, ce responsable syndical informe que la Mutuelle de la fonction publique se rabat actuellement sur le marché local dans ses achats. Tharcisse Gahungu demande au gouvernement burundais de tout faire pour que la Mutuelle puisse recouvrer ses possibilités de pouvoir s’acheter des médicaments directement auprès des fabricants.
    Dans ces conditions, conclut la Cosybu, les médicaments pourront être abondants et l’abonné de la Mutuelle de la fonction publique se verra sa souffrance allégée. Ce responsable syndical dit que l’État devrait également harmoniser les prix des services rendus aux patients dans les hôpitaux et centres de santé publics et surveiller que les médicaments importés au moyen des devises rendues disponibles par l’État ne profitent aux seuls importateurs, mais que ces médicaments profitent à tout burundais qui en a besoin.

    En réaction, la mutuelle de la fonction publique reconnait qu’elle a connu dans le temps un manque criant de médicaments. Pour le directeur général, le problème que connait sa société est qu’elle a été obligée de passer par les marchés publics pour alimenter ses officines, ce qui est un long processus, regrette Abel Gashatsi. « La mutuelle dispose cette fois ci un stock qui peut couvrir une période de six mois », rassure le directeur général qui déplore lui aussi le non accès direct aux usines de fabrication de médicament. Abel Gashatsi espère que le problème trouvera une solution dans une retraite gouvernementale qui s’annonce car dit-il, toutes les institutions habilités travaillent sur ce dossier.

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