Présente au Burundi depuis 1963, la délégation permanente à Bujumbura en 1963. Elle a une mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes armés et d’autres situations de violence et de leur porter assistance. Des précisons du délégué du CICR.
Le 30 du mois d’avril, à la Maison de la Presse à Bujumbura, le CICR et la Croix Rouge du Burundi a réuni des journalistes de différents médias dans un atelier d’échanges sur les activités de ces organisations et sur le 70 eme anniversaire des 4 conventions de Genève et surtout le Droit Humanitaire International (DHI).
Protection (Rétablissement des liens familiaux, Gestion digne des Morts et personnes privées de liberté), Assistance (sécurité économique, eau et assainissement et réhabilitation physique), Prévention et Coopération sont les 4 secteurs dans lesquels opère ce comité parfois avec la CRB avec qui il partage les principes. Ils sont au nombre de 7 a fait savoir Etienne Ndikuriyo, directeur des programmes a la CRB. Humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité, universalité conduisent ces organisations à l’accomplissement de leurs activités dans le pays.
A l’actif du bilan des activités du CICR de janvier à décembre 2018, figurent le rétablissement des liens familiaux pour 58 enfants non accompagnés réunifiés avec leurs familles et plus de 33 000 qui ont rétabli et maintenu les contacts avec leurs proches. Quant aux consultations dans les centres de détention, plus de 49 000 ont été effectuées et 671 personnes souffrant de malnutrition sévères ont bénéficié des compléments en légumes provenant des jardins potagers mis en place. S’agissant des projets, plus de 26 personnes des provinces Bujumbura, Kirundo, Bubanza, Makamba, Gitega et Ruyigi ont reçu du financement. Parmi les réalisations, plus de 65 000 personnes ont eu accès à l’eau potable dans les provinces de Kirundo, Ruyigi, Bururi, Bubanza, Bujumbura et Makamba. Plus de 4700 militaires et officiers des FDNB membres des contingents AMISOM et MINUSCA ainsi que 2400 agents officiers de police ont été sensibilisés au droit international humanitaire.
Des défis ne manquent pas
Le CICR n’a pas de problème à travailler au Burundi précise le délégué de cette organisation seulement dit-il, ils ont dû passer du temps à parler de leurs missions surtout au premier trimestre de 2017. Il y avait moins de confiance. Notons qu’en 2008-2009 les bureaux ont été fermés. Du côté de la CRB, c’est difficile de faire comprendre le mode opératoire et de fidéliser les 600 000 volontaires présents sur toutes les collines du pays pour l’assistance.
Des crimes
Selon maître Jacques Bitababaje, qui s’entretenait avec ces journalistes, il existe 4 sortes de crimes, en mémoire des quatre conventions de Genève.
1. Des crimes contre l’humanité
2. Des crimes de guerre
3. Des crimes de génocide
4. Des crimes d’agression
Même en période de guerre, tout n’est pas permis, il faut du respect et de la dignité de l’être humain, a renchérit ce praticien du droit international.



