
« Les Etats Unis ont accès à plusieurs informations sur la région des Grands Lacs. Si l’envoyé spécial de Barack Obama dans la région a osé évoquer ses inquiétudes à propos d’un probable génocide qui risque de s’abattre sur le Burundi, les acteurs politique et la communauté internationale devraient s’entendre sur la nécessité d’envoyer au Burundi une commission des experts pour enquêter sur les signes avant coureurs de ce crime imprescriptible », c’est la déclaration ce mercredi d’Evariste Ngayimpenda à propos du ministre des relations extérieures la semaine passée.
Pour ce professeur d’Universités, l’essentiel n’est pas la polémique entre les acteurs politiques autour de cette question mais plutôt de s’asseoir ensemble et voir si déjà des signes avant coureurs de ce crime imprescriptibles se présentent encore dans le pays. Dans tous les pays où le génocide a été consommé, ces signes se présentent avant et sont scientifiquement vérifiables à travers le pays.
Evariste Ngayimpenda a souligné que dans l’entre temps, les partis politiques de l’opposition qu’ils soient parlementaire ou extraparlementaire ne convergent pas sur la dynamique politique actuelle. Le pouvoir de Bujumbura ne voit pas d’un bon œil la société civile surtout parce qu’elle prend souvent position contre certaines tares de la gouvernance dont le pouvoir est dans la plupart des fois responsable.
La communauté internationale n’apprécie pas aussi certains aspects de la gouvernance qui lacunaire en occurrence les pratiques de corruptions de violations des droits de l’homme de l’absence de débat contradictoire dans ce pays et autres dans lesquels sont à tort ou à raison citées les autorités du pays. Par ailleurs, a encore une fois souligné, Evariste Ngayimpenda l’Accord d’Arusha prévoit la mise en place de deux conseils nationaux chargés de la prévention de crime de génocide au Burundi mais ils restent toujours attendus, plus de 10 ans déjà.
Si volonté politique il y a, les acteurs politiques devraient s’entendre avec la communauté sur la mise en place d’une commission indépendante des experts pour étudier la question. Ce faisant, Evariste Ngayimpenda estime les Burundais et le Burundi seraient aussi prévenues de ce crime imprescriptible.




