
Trois membres du gouvernement, Pontien Gaciyubwenge, Pascal Barandagiye et Gabriel Nizigama respectivement ministre de la défense nationale et des anciens combattants, ministre de la justice et celui de la sécurité publique, ont rejeté en bloc le récent rapport des Nations Unies parlant d’une probable distribution d’armes aux jeunes du parti au pouvoir lors d’une conférence de presse de ce vendredi.
Gabriel Nizigama, le ministre de la sécurité publique a indiqué qu’ils ne s’indignent pas contre les Nations Unies mais plutôt contre ledit rapport qui fait étalage de mensonge contre le Burundi. Selon lui, ce document émane de certaines personnes qui ont d’autres motivations politiques. « Ce rapport ne vise qu’à ternir encore l’image du peuple Burundais au moment où il se trouve en reconstruction », a-t-il souligné en le qualifiant encore de dangereux pour le Burundi.
Il a regretté de constater qu’avant la publication de ce rapport le gouvernement n’a pas été consulté pour pouvoir opérer un démenti contre ses allégations. Gabriel Nizigama a souligné que les personnes qui ont donné ces informations aux Nations Unies n’avaient pas d’information fouillées et crédibles.
Le Général de Brigade Nduwumusi et le Général Major Juvénal Niyungeko connu sous le sobriquet de Kiroho sont présumés coupables de distributions de ces armes aux jeunes du parti au pouvoir. Le Général de Brigade a rejeté en bloc ces allégations contre ces chefs militaires .
Selon lui, ces chefs militaires n’ont jamais quitté leurs postes d’attache.
Le ministre de la justice de sa part a dit qu’il ne compte même pas enquêter sur ces allégations portées contre Bujumbura. Selon lui, il n’y a pas en tous cas matière à faire objet d’enquête dans ce dossier raison pour laquelle il ne prévoit mettre en place une commission comme on l’ a souvent observé ces derières années.
Les Nations Unies accusent le Burundi d’avoir probablement distribué les armes fusils de type pistolet et autres armes d’assauts aux jeunes imbonerakure pour des réglements de compte à motivations politiques. ces armes auraient été distribuées dans certaines communes des provinces de Bururi et Makamba au sud du pays.




