
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui se serait réuni le 24 avril 2014 aurait tendu la main au Gouvernement burundais pour conduire ensemble des enquêtes sur les allégations de distribution des armes aux jeunes Imbonerakure.
Selon notre source à New York parmi les nouvelles avancées au sein des Nations Unies, il y a aussi « l’offre (du Conseil de Sécurité) pour aider (le Burundi) à faire des enquêtes » sur ces allégations de distribution d’armes, « maintenir sa présence » (sans dire comment), « assister le processus électorale » et « rester vigilant ».
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies pourra aussi se rencontrer le 14 mai 2014 sur le BNUB selon notre source sans pourtant faire plus de détails.
Depuis les allégations de distribution des armes, le Burundi continue à faire le tour du monde pour démentir ces allégations issues d’un câble de la mission des Nations Unies au Burundi.
Au niveau de la Coopération, rien ne filtre encore sur cette offre de mener ensemble les investigations sur les allégations de distribution des armes.
Daniel Kabuto qui est le Directeur d’Information au Ministère de la Coopération a souligné à Isanganiro que cette offre n’a pas encore arrivé au Ministère.
Au niveau de l’opposition burundaise, « seules les enquêtes d’une commission mixte neutre peuvent prouver s’il y a distribution ou non des armes ».
Mais le porte-parole de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) Chovineau Mugwengezo, explique que les demandeurs des enquêtes indépendantes vis-à-vis des ces allégations se multiplient annonçant une initiative des partis de l’opposition de l’ADC-Ikibiri (non reconnue par le Ministère de l’Intérieur) et d’autres non membres de cette organisation au Président de la république de prendre les « choses au sérieux » et autoriser une enquête impartiale.
Selon lui, une correspondance signée par pas mal d’acteurs politiques burundais est en train d’être signée pour être enfin transmise au destinataire, c’est-à-dire le Président de la République.
Les déclarations officielles se sont succédées ces derniers jours contre l’idée des enquêtes indépendantes sur ces allégations de distribution des armes aux jeunes du parti au pouvoir. Selon des officiels du Gouvernement, les allégations n’étaient que « des rumeurs ».
Mais ce bras de fer, qui, apparemment se sent en douceur, a déjà fait sa première victime en la personne de Paul Dobbie. Security Advisor au Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), il a été déclaré « persona non gratta » sur tout le territoire nationale, il y a quelques jours, avec seulement 48heures pour quitter le territoire burundais .
La tension est vive depuis la fuite d’un câble onusien qui pointait du doigt deux hauts gradés de l’armée burundaise d’avoir supervisé la distribution des armes aux jeunes du CNDDFDD dits Imbonerakure au sud du Burundi dans la commune de Rumonge.




