
Le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies au Burundi Parfait Ananga-Onyanga a déclaré que « la situation est globalement bonne » bien qu’ils s’observent des recrudescences des cas d’attaques à la grenade.
Selon le RSSGNU au Burundi, l’espace politique est toujours verrouillé :
« L’espace politique demeure restreint. Le gouvernement insiste sur la nécessité de respecter les lois en vigueur, tandis que l’opposition, des associations de la société civile et des médias dénoncent des lois répressives. », a déclaré le patron du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) un bureau qui va passer son relais à une équipe pays en décembre 2014.
« Un tel contexte n’est souvent pas propice au respect et à la protection optimale des droits de l’homme » a précisé le patron du BNUB assis d’ailleurs avec le Ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana qui avait représenté le Gouvernement dans ces activités régulières de briefing au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Parfait Aganga Onyanga a aussi évoqué le cas des armes qui circulent dans le pays et qui sont entre les mains des civils en ces termes :
« Mais, il est aussi urgent de poursuivre les efforts en vue de réduire drastiquement le risque sécuritaire posé par la circulation illicite des armes ».
Le Ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana (qui gère au quotidien les partis politiques) s’est réjouis que le Conseil de Sécurité ait accepté et voté une résolution mettant fin au mandat du BNUB en décembre cette année.
Il a annoncé que les préparatifs aux élections de 2015 avancent bien mais en a appelé aux bailleurs d’aider le gouvernement à bien les tenir.
Entre temps, le président de la commission de consolidation de la paix pour le Burundi au sein des Nations Unies Paul Seger a annoncé qu’il va visiter pour deux jours le Burundi en juin 2014, les pays voisins et même les organisations internationales basées dans la région pour échanger des idées sur la consolidation de la paix au Burundi.
{{Derrière les rideaux }}
Pour un fonctionnaire onusien à New York « sur le fond, la régularité de ces réunions est en soi un facteur modérateur» et l’autre ajoute que l’essentiel se fait derrière les rideaux.
Mais qui est derrière les rideaux ? Matthew Russell Lee un journaliste d’Inner Press City sur place au Siège des Nations Unies déplore que la question du câble diplomatique n’ait pas été évoquée dans ces travaux.
Ce journaliste souligne également qu’il a appris que derrière les rideaux à l’ONU la lettre envoyée par des organisations de la société civile n’a pas été reçue par les destinataires.
Celles-ci demandaient des enquêtes indépendantes sur les allégations de distribution des armes aux jeunes du parti au pouvoir connus sous le nom d’Imbonerakure.
Pourquoi ? Russell Lee n’a pas encore reçu de réponse mais souligne que la lettre récemment écrite par les partis de l’opposition, y compris le Frodebu Nyakuri et l’aile de l’Uprona pro Charles Nditije a été bien reçue, bien que la demande de ces partis de mener des enquêtes n’ait pas encore eu de réponse.




