Evaluation de la Feuille de Route: Le pouvoir jubile quand l’opposition grogne

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    Réunis pour évaluer la Feuille de Route pour les élections de 2015 à Bujumbura, certains des partis politiques notamment ceux de l’opposition accusent le pouvoir en place de limiter les libertés publiques telles que le droit à l’association et réunion pourtant recommandés par la Feuille de Route pour les élections de 2015.

    Léonce Ngendakumana déplore que depuis l’adoption de la Feuille de Route en Mars 2013, « aucun parti de l’opposition, surtout ceux de l’Alliance des Démocrates pour le Changement » qu’il préside, n’a été facilité la tache dans le pays.

    Les responsables locaux, selon lui, de même que les jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir ont perturbé des réunions des partis autres que le Cndfdd, alors que la Feuille de Route prévoyait l’ouverture totale de l’espace politique à tous les politiciens.

    Ngendakumana, au nom de l’Alliance des Démocrates pour le Changement ADC-Ikibiri parle aussi de l’accélération du plan de division des partis politiques. Il cite à titre d’exemple le cas du parti Uprona “scindé en deux” plus récemment.

    « Ce n’est pas au Ministre de l’Intérieur de dire qu’il reconnait tel ou tel autre président à la tête d’un parti. Il faut que les membres de ce parti élisent le leur et le Ministre est demandé de reconnaitre le nom donné par les membres du parti et non celui qu’il veut », selon Ngendakumana, en même temps président du Frodebu.

    Si les partis ont été divisés, les réunions bannies et les jeunes du parti au pouvoir cités dans des cas de violation des droits de l’homme, l’opposition dit avoir été surpris par une violation pure et simple du contenu de la Feuille de Route pour les élections de 2015

    Même son de cloche chez Jean Minani, président du Frodebu Nyakuri, un parti de la coalition gouvernementale.

    Selon lui, « c’est le pouvoir lui-même qui est en train de violer le premier la Feuille de Route ».

    Se servant de l’exemple de l’emprisonnement de Mbonimpa, président de l’Aprodh, Minani explique que la Feuille de Route concerne tout le monde, y compris même les membres de la Société Civile, qui ne doivent pas être objet de harcèlement juridique.

    Il déplore le plan de mettre en place une loi réprimant les rumeurs annoncé par le président Nkurunziza la fois dernière à Kirundo, qui selon lui, ne va rien arranger car,n a t-il, poursuivie, même le président de la République avait annoncé, il y a quelques années le plan d’un coup d’État dont les preuves n’ont jamais été montrées.

    Jean Minani déplore le comportement des jeunes Imbonerakure, le refus des administratifs à la base d’accorder aux partis les chances de se mesurer sur terrain.

    Mais au parti présidentiel, tout comme au Gouvernement, ce sont des roses !

    Edouard Nduwimana a donné le bilan des réalisations. En effet, la Feuille de Route a déjà accouché le code électoral récemment voté au parlement, des réunions et ateliers entre les acteurs politiques, des travaux organisés par le parlement pour donner des contributions sur les élections, ect.

    Même argument chez le Porte-parole du parti présidentiel Onésime Nduwimana, qui s’exprimait en marge de ces activités.

    Selon lui, les politiciens de l’opposition devraient plutôt quitter « les studios » pour aller rencontrer les partisans dans le pays.

    Il demande que les administratifs leurs accordent de facilité pour qu’ils lèvent tout prétexte comme quoi le parti au pouvoir ou le gouvernement limiteraient leurs actions.

    Mais au niveau de l’opposition, s’il y a eu réussite dans le code électoral passé au parlement, « ce n’est pas par volonté du pouvoir en place ».

    Léonce Ngendakumana dit plutôt que c’est grâce à l’implication des acteurs nationaux et internationaux qui a fait bouger le Gouvernement de sa position.

    En mars 2013, des politiciens burundais ont été conviés aux travaux organisés par le BNUB et le Gouvernement burundais dans le but de préparer ensemble les élections de 2015.

    C’est cette Feuille qui vient de réunir des politiques burundais pour une évaluation.

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