
Les organisations de la société civile engagées dans le groupe de réflexion sur les mécanismes de justice de transition interpellent le gouvernement à privilégier le débat et dans le choix des commissaires de la Commission Vérité et Réconciliation.
Lors d’un atelier organisé par les acteurs de la société civile engagées dans les mécanismes de justice de transition ce vendredi, ils ont déploré le fait que la loi portant mise en place de la CVR soit surtout lacunaire.
Selon Gatore Chantal responsable du projet Justice de transition au Forum pour le Renforcement de la Société Civile, les organisations civiles n’ont rien ménagé pour montrer les imperfections contenues dans cette loi.
Alors que les Accords d’Arusha stipulent que la justice devrait avoir sa place dans mécanismes de justice transitionnelle, Gatore Chantal a indiqué que le Burundi ne réserve aucune place à la justice du moins au regard de cette loi sur la CVR.
La nomination des membres de la CVR ouvre la porte à d’autres non dits puisque le dépôt de dossiers se fait vaille que vaille.
Elle estime que les critères dans le choix de ces personnes de la CVR manquent d’objectivité.
Selon cet ancien journaliste, lors des consultations populaires les burundais avaient bel et bien souligné qu’ils avaient besoin qu’à la tête de la CVR ils avaient besoin des personnes membres de la société civile.
Pour le moment elle s’est étonné de trop du manque de considération dans ce secteur par le gouvernement qui a relégué à l’écart toutes les propositions qu’ils avaient avancées dans le choix de ces personnes.
Pire encore, a souligné Gatore Chantal, l’agenda de la CVR contient beaucoup d’imperfections de nature à tourner contre les Burundais.
Les Burundais ne vont jamais connaitre les auteurs des massacres des leurs selon cet ancien journaliste.
« Les Burundais connaitront une partie de la vérité et encore moins de justice » a encore souligné Gatore Chantal.
Selon lui, le Burundi devrait privilégier le débat et favoriser l’entente de tous les partenaires politiques impliqués dans le choix de ces personnes pour donner plus de crédibilités à la CVR.
Hélas, a déploré ce chargé de projet au Forsc, même le président de la république n’a pas été favorable à leur requête de seconde lecture de la loi sur la CVR.




