
Les groupes parlementaires Uprona et Frodebu Nyakuri estiment que la crise qui secoue le parti Uprona se trouve à la base du retard observé dans la mise en place de la commission ad hoc qui aura pour mission de dépouiller les dossiers des candidats aux postes de commissaires de la Commission Vérité et Réconciliation.
Les avis des groupes parlementaires présents à l’Assemblée Nationales sont mitigés par rapport aux causes qui ont été à la base de ce retard dont est responsable le Bureau National.
Au cours d’une série d’interviews qu’ils ont accordées à la Radio Isanganiro ce mercredi, les avis des groupes parlementaires ont décliné une quelconque responsabilité dans un tel retard.
Le président du groupe parlementaire Cndd fdd a souligné qu’ils ont d’abord résolu le problème des membres de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme.
Selon en effet, Félicien Nduwuburundi la commission est en cours de traitement. Il s’est cependant gardé de donner plus de précisions.
De sa part le président du groupe parlementaire Frodebu a souligné que la crise qui prévaut au sein du parti Uprona est à la base de ce retard dans la mise en place de cette commission.
« Nous avons entendu que le bureau de l’Assemblée Nationale nous réunisse pour convoquer ladite réunion mais en vain c’est plus tard qu’on a eu écho que le groupe parlementaire a refusé d’envoyer un candidat dans la commission à cause de la crise qui fait parler d’elle depuis un certain temps au sein de ce parti » a souligné Dr Jean Minani, président du Frodebu Nyakuri.
Le groupe parlementaire Batwa ignore carrément les raisons qui ont à la base de ce retard.
Selon en effet Bonaventure Gasutwa de l’Uprona, les députés de ce parti n’entendent pas proposer un candidat à la commission ad hoc du fait qu’ils contestent le contenu de la loi sur la CVR déjà adoptée et surtout à cause de la crise qui prévaut au sein de ce parti et dont le pouvoir de Pierre Nkurunziza est en partie l’élément catalyseur.
Les divergences de vues sont celles-ci au moment où le président de l’Uprona reconnue par le gouvernement, Concilie Nibigira estime que les députés de l’Uprona ne convergent pas sur la question selon elle.
« Cependant, personnellement je crois que la politique de la chaise vide n’est pas de nature à profiter à l’Uprona » selon Concilie Nibigira qui a en même temps dit que la question n’a pas fait encore objet d’étude au sein du parti.




