La CNIDH a-t-elle du pain sur la planche en 2015 ?

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    L’un des membres de la CNIDH dont le mandat a pris fin indique sans toutefois se désigner comme prophète des malheurs que le contexte politique d’alors caractérisé en partie par des chicaneries politiques risque de constituer une brèche pour une violation accrue en matière de droits humains avant et après les élections prévues en 2015.

    Au cours d’une interview sur la survie des lettres de noblesse après le remplacement de deux membres de ces 5 membres que Jean Marie Vianney Kavumbagu l’un des deux commissaires récemment remplacés dans cette Commission Nationale Indépendante des Droits Humains a accordée à la Radio Isanganiro ce mercredi , ce défenseur des droits humains a souligné que la période qu’il a passée dans cette commission lui a été riche d’expérience.

    Selon lui, le premier mérite de cette organisation est la loi qui la régit. “Le travail de la CNIDH est en partie appréciable grâce à la loi la régissant”, a-t-il souligné.

    Sans toutefois préciser son point de vue par rapport aux personnalités qui les ont récemment remplacés dans la commission, Jean Marie Vianney Kavumbagu salue le fait que l’hétérogénéité qui caractéristique des membres de cette commission constitue une bonne manière dans l’analyse même des cas de violations des droits humains les plus complexes comme il les cas d’exécutions.

    « Nous étions des milieux de provenance. Cette hétérogénéité a été complémentaire », a-t-il souligné sans donner son point de vue sur son remplaçant qui est de formation juriste au moment où il est défenseur des droits humains.

    Cette fois ci sans user de langue de bois, Jean Marie Vianney Kavumbagu a indiqué que l’environnement politique actuel caractérisé par la fissuration des partis politiques risque de pousser la CNIDH à avoir encore de travail à faire.

    Sans jamais citer nommément le gouvernement sur la crise des libertés civiles et politiques, Jean Marie Vianney Kavumbagu a indiqué tout simplement que les partis politiques devraient s’organiser convenablement au lieu de se déchirer à l’interne.

    « Les partis politiques doivent s’organiser le plus tôt pour résoudre les difficultés pendantes de nature à les diviser », a-t-il indiqué.

    En prenant pour référence les violences à mobiles politiques liées à la contestation des élections de 2010, Jean Marie Vianney Kavumbagu estime que l’année 2015 ne sera pas non plus propice aux défenseurs des droits humains.

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