
17 partis politiques de l’opposition se disent prêtes à manifester pacifiquement pour réclamer l’annulation du processus d’enrôlement des électeurs et la démission des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante.
Au cours d’une conférence de presse de ce mardi sur la position des résultats provisoires rendus publics par la CENI sur le processus d’enrôlement des électeurs, 17 partis politiques de l’opposition à savoir le FNL de Rwasa Agathon, l’Uprona de Charles Nditije et bien d’autres ont souligné qu’ils ne peuvent pas cautionner l’enrôlement des électeurs significatifs d’échec de l’opposition politique à cause des manquements dont la CENI est responsable.
Ils ont accusé la CENI d’avoir roulé en faveur du parti au pouvoir dès le début de cette étape d’enrôlement des électeurs. Dr Jean Minani , le président du Frodebu Nyakuri n’est pas passé par quatre chemins pour s’insurger contre les résultats rendus publics par la CENI sur ce processus électoral.« Les burundais qui ont soif d’être bien gouvernés sont nombreux et ils sont prêts à manifester pacifiquement » a-t-il souligné. Et d’ajouter encore une fois « il faut qu’ils (les membres du CNDD FDD et la CENI) sachent qu’ils ne peuvent plus aller aux élections seules. Nous irons tous ensemble ou nous n’irons pas ».
Outre la démission des membres de la CENI, ces partis politiques exigent encore une fois un audit des résultats rendus publics par la CENI. Pour ces partis politiques de l’opposition, les membres de la CENI ont travaillé à la satisfaction du parti au pouvoir au lieu d’œuvrer pour tous les parties prenantes au processus électoral.
Les résultats rendus publics de manière provisoire par la CENI dans l’après-midi de ce lundi stipulent que les Burundais qui se sont fait inscrire sont estimés à plus de 3.700.000. Toutefois que ce soit la CENI ou le ministère de l’intérieur, tous reconnaissent que cette étape de l’élaboration du fichier électoral a été émaillée d’irrégularités.
Les rebondissements sont en tous cas inéluctables dans ce dossier sur la contestation du fichier électoral. Une petite porte s’ouvre timidement sur qui ? Un mystère.




