Les survivants du « génocide de 1972 » dans les rues de New York en mai

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    En mai 2015, les membres du collectif des survivants et victimes des massacres de 1972 se rencontreront devant le siège des Nations Unies pour demander la « reconnaissance du génocide de 1972 contre les Hutus » au Burundi, comme l’explique Dr. Amédée Nkeshimana, Coordinateur en Europe d’un collectif des Survivants des tragédies de 1972.

    « Nous sommes un collectif de toutes les ethnies. Il y a parmi nous des tutsi, des hutus et même des étrangers » a dit Nkeshimana dans une interview ce jeudi.

    En mai 2014, le même collectif marchait à Montréal, Canada, pour demander la justice une quarantaine d’années après les massacres. Ce rendez-vous de mai prochain s’inscrit dans la ligne des séries de conférences entreprises l’année passée avec comme objectif : « briser le silence sur un Génocide gardé caché » selon le collectif.

    Amédeé Nkeshimana explique qu’à part le Mémorial du génocide des arméniens en 1915 de Montréal sur lequel l’on mentionne ce « génocide de 1972 », les autres preuves sont en voies de disparition, y compris même certaines personnes soupçonnées dans cette affaire.

    S’exprimant sur le retard dans la réclamation de la réparation des victimes Nkeshimana dit qu’après « avoir vécu une telle horreur, toutes les victimes sont frappées de torpeur, ne pensant qu’à la survie quotidienne. Une fois la survie assurée, on peut penser à s’organiser ».

    Le collectif compte aussi travailler avec la CVR « un organe étatique extrêmement intéressant pour le collectif ».

    Le collectif salue les Accord D’Arusha qui, selon Amédée Nkeshimana ont beaucoup contribué à la stabilisation du pays, mais dit que ce n’est assez à voir le sang qui a été versé dans ce pays.

    En avril 1972, au sud du Burundi, des hommes armés attaquent et tue des civils. Au début de mai 197 2 c’est la même situation à Bujumbura.

    En réaction à cette attaque, l’armée va arrêter les intellectuels hutus dans tous le pays, y compris même des élèves, des prêtres, des étudiants, commerçants, …

    Au total, selon le Bulletin officiel de l’Etat cité par certains écrivains, 80.000 personnes ont été tuées, bien que d’autres témoignages parlent plus de 300.000 victimes.

    Cependant au niveau de ce collectif, l’attaque du Sud du Burundi « ne pouvait pas justifier cette répression » ; tout en doutant même de la crédibilité de ces informations des attaques du sud du Burundi.

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