
Le parti de l’opposition CNDD demande « des sanctions ciblées (…) à l’encontre de Pierre Nkurunziza et de son entourage » suite à leurs violations des droits de l’homme « et que des mandats d’arrêt internationaux soient envisagés contre les chefs spirituels et techniques des Imbonerakure ».
Dans sa prise de position rendue publique le mardi 17 mars 2015, ce parti de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) demande que des pressions soient exercées sur le pouvoir en place, en vue d’un dialogue en profondeur sur les différends persistants qui bloquent le fonctionnement normal des institutions.
Léonard Nyangoma, signataire de la prise de position, et son parti mettent en garde les responsables du CNDD-FDD, qui ont mis en place, formé et armé la jeunesse Imbonerakure, que les sanctions internationales peuvent toquer à leurs portes n’importe quand car ce groupe, selon lui, sème la terreur dans le pays.
Le CNDD de Nyangoma estime aussi que les habitants de Makamba méritent des applaudissements après leur opposition contre les décisions de la Commission Nationale des Terres et autres Biens, CNTB.
« Le parti CNDD félicite les habitants de Makamba, rapatriés comme résidents, qui se sont levés comme un seul homme pour empêcher l’effondrement de leur province, suite aux décisions maladroites de la CNTB » lit-on dans ce communiqué.
D’autres personnes à féliciter, selon lui, ce sont les associations féminines, les syndicats, les groupes de pression et l’opposition pour leur « victoire contre la vente de l’ancien marché à une société fictive créée par les proches du pouvoir et qui n’a aucune trace au Burundi ».
Le Burundi se prépare aux élections dans deux mois. Selon le parti CNDD, le président actuel devrait plutôt sortir de son silence pour annoncer qu’il abandonne ce mandat polémique car les Accords d’Arusha sont indissociables à la constitution burundaise, arguant que nul ne peut diriger le pays plus de deux mandats.
La semaine dernière lors d’une rencontre des membres de la coalition de l’opposition en Belgique, les membres de l’ADC-Ikibiri avaient annoncé qu’ils comptaient porter plainte contre certains hauts cadres de l’armée et de la police pour leurs violations des droits de l’homme au Burundi.
Deux semaines avant c’est l’EurAc qui regroupe une trentaine d’ONGs européennes dans la région des grands lacs qui, lui aussi, est favorable aux sanctions contre certaines personnalités sans dire lesquelles.




