
Trois personnes ont été tuées à Kinama et Nyakabiga ce jeudi. Ils ont été tués suite aux manifestations qui se déroulent dans la capitale.
A Nyakabiga, les manifestants ont brulé vif à l’aide de l’essence après l’avoir emballé dans un pneu un jeune soupçonné d’être Imnoberakure du CNDD- FDD.
A Cibitoke route Kanyoni, un jeune manifestant est mort tué par balle par un jeune qui serait membre des imbonerakure. Il s’est évadé dans une buse où il a eu la vie sauve grâce aux militaires. Une dizaine d’autres jeunes du CNDD-FDD se sont évadés aux environs de la 6ème avenue de cette même route.
Les manifestants ont assiégé près de 5 maisons de la localité et les ont fouillées. Ils ont récupéré plusieurs effets militaires dont les uniformes, les cartes d’identité non complétées ou des personnes dont ils disent qu’ils ont perdu les traces et bien d’autres.
Dans la foulée, une personne dans le coma suite aux bastonnades a été déplacée par la Croix- Rouge vers une autre destination. Il était dans le coma vers midi 12 heures. Difficile de dire qu’il va retrouver sa santé au regard d’un coup de hache qu’il a reçu au niveau de la tête de la part des manifestants. Deux personnes membres du CNDD- FDD doivent la vie sauve grâce à l’armée.
Ils ont appelé la police pour les sauver et celle-ci a fait appel à l’armée de la localité pour pouvoir quitter cet endroit. Nous avons vu que le chef de police de Cibitoke , un certain Mwarabu a parlé par téléphones avec ces membres du parti au pouvoir en leur disant de patienter en entendant de quitter le plafond d’une maison à la 6ème avenue dans lequel ils ‘étaient cachés. Visiblement, la police était au courant de l’endroit dans lequel ils s’étaient cachés avant de faire appel à l’armée.
Au sud de la capitale Bujumbura, les manifestations n’ont pas connu davantage de dégâts. Les contestataires de la 3ème candidature de Pierre Nkuurunziza ont bloqué les routes jusqu’à la 1ère avenue de Musaga.
{{Le concours national partiellement passé}}
Au sud de la capitale, les manifestants ont empêché le déroulement normal du concours national. Dans la plupart des écoles, les élèves ont commencé ces examens après 11 heures, soit après de 4 heures de retard.
Au Nord la scène a été la même, ils ont aussi fait sortir les manifestants des salles de classes. L’inspecteur de l’enseignement primaire dans la mairie de Bujumbura a dit qu’une autre chance sera accordée à ces élèves.




