L’OAG lance un cri d’alarme face à la recrudescence de la violence et des attaques ciblées. Elle fait référence au récent assassinat du Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, ancien patron du service national des renseignements et chef de la sécurité intérieure, ainsi que la tentative d’assassinat de Pierre-Claver Mbonimpa, président de l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme et des Prisonners. 
L’Observatoire de l’Action Gouvernementale se dit inquiet de la dégradation progressive de la sécurité dans le pays depuis un certain temps. Cette organisation déplore profondément l’étonnante escalade de la violence en mairie de Bujumbura.
Elle condamne les cas d’assassinats ciblés perpétrés contre des citoyens ordinaires, des membres des corps de défense et de sécurité ainsi que d’autres hautes personnalités du pays.
L’OAG profite de cette occasion pour condamner énergiquement et particulièrement l’insoutenable assassinat du Général Adolphe Nshimirimana ainsi que la tentative d’assassinat du président de l’APRODH, Pierre-Claver Mbonimpa.
L’OAG demande au gouvernement burundais d’initier rapidement un dialogue franc et sincère avec tous les protagonistes de cette crise qui secoue le pays, d’apaiser rapidement les tensions et d’éviter la globalisation pour contrer des frustrations et des violences.
Elle demande également aux forces de défense et de sécurité de désarmer des citoyens qui détiennent les armes illégales, d’enquêter sur les différents cas d’assassinats afin de démasquer et châtier les coupables et de se soustraire à la torture de présumés coupables.
Elle exhorte la communauté internationale d’aider les Burundais à sortir de cette crise, d’encourager le gouvernement et ses partenaires socio-politiques à reprendre le dialogue et de continuer à assister financièrement les Burundais en ce moment de paralysie des activités économiques.
L’Observatoire de l’Action Gouvernementale demande à la population burundaise de rester soudée et de ne pas se laisser manipuler pour des intérêts politiques.




