La recrudescence de la violence au Burundi inquiète les Nations Unies

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    Le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) se dit préoccupé par l’insécurité croissante dans le pays. Tout comme le Conseil de l’Union Européenne et le Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine, il appelle tous les acteurs dans le conflit burundais à s’engager directement dans un dialogue inclusif.

    L’insécurité et augmentation des cas de violations et atteintes des droits de l’homme sont au cœur des préoccupations du CSNU. Dans sa déclaration de ce mercredi, 28 octobre 2015, le Président du CSNU s’inquiète des assassinats quotidiens, exécutions extrajudiciaires, actes de tortures, arrestations arbitraires, détentions illégales, impunité et restrictions des libertés marquées par un manque de dialogue entre les parties en conflit.

    Le CSNU condamne toutes ces violations des libertés humaines commises soit par les forces de sécurité et les milices, soit par les groupes armés illégaux. Le conseil promet d’établir des responsabilités de ces crimes.

    « De toute urgence, le CSNU appelle les acteurs burundais d’engager un dialogue et d’épargner le pays et son peuple de nouvelles souffrances », peut-on lire dans la déclaration. La présidence du CSNU soutiens le dialogue fondé sur les Accords d’Arusha et la Constitution pour trouver une solution consensuelle à la crise burundaise.

    Le conseil promet de suivre de près et de répondre à toutes les actions qui menacent la paix, la sécurité, et la stabilité du pays.

    {{Quel avenir des efforts déjà consentis ?}}

    Le CSNU se range aux côtés de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) et du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine dans leurs initiatives de trouver solution à la crise burundaise. Il réaffirme son soutien à la médiation ougandaise mise en place par l’EAC tout en prenant note de la création de la Commission Nationale pour le Dialogue Inter-burundais. Le conseil prend également note de la décision du 17 octobre 2015 de l’Union Africaine d’imposer des sanctions ciblées aux personnes dont les actions et/ ou déclarations encouragent la violence au Burundi.

    Cette déclaration présidentielle du CSNU est faite 2 jours après la sortie de la décision l’Union Européenne (UE) appelant le gouvernement burundais à s’engager dans des consultations dans le cadre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou. L’UE avait déclaré que c’est en soutien aux efforts de la communauté internationale, de l’UA et de l’EAC afin de trouver une solution durable à la crise burundaise à travers un dialogue inclusif.

    Cependant, les initiatives de la communauté internationale dans son ensemble pour la recherche de la solution à la crise burundaise n’est pas vue d’un bon œil par le parti au pouvoir. Dans son communiqué de ce mercredi 28 octobre 2015, le CNDD-FDD dénonce la volonté des organisations de la communauté internationale de violer la souveraineté burundaise.

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