Rumonge a été la dernière province qui a accueilli la Commission national de dialogue inter burundais ce lundi 22 février 2016 à Gitaza en commune Muhuta. Certains parmi ceux qui se sont exprimés publiquement veulent la révision de la constitution et la suppression des accords d’Arusha et d’autres s’y opposent carrément.
Comme cela a été dans les autres provinces du Burundi, les participants dans ce dialogue devraient répondre à une seule question :”Quelle stratégie adopter pour assoir la démocratie au Burundi ?” Certains proposaient la révision dans les meilleurs délais de la constitution et la suppression de l’accord d’Arusha, l’intégration des anciens combattants dans l’armée et la police. D’autres voudraient des changements progressifs et d’autres encore trouvent inopportun ce dialogue.
Ceux qui prônent la révision de la constitution voudraient la suppression de la rubrique concernant les mandats présidentiels et les quotas ethniques prévus par l’accord d’Arusha dans les instances dirigeants le pays. Pour eux, ce sont essentiellement ces deux éléments qui divisent les burundais et qui sont à l’origine de la crise que traverse le Burundi.
Par ailleurs, les anciens combattants encore jeunes appelés aussi réservistes devraient être enrôlés dans l’armée ou la police. Les défenseurs de cette idée estiment que ceux qui veulent déstabiliser le pays s’appuient sur les jeunes.
D’autres estiment que si changements devraient, il faut y aller progressivement. Ils trouvent que le moment propice pour opérer la révision de la constitution ou la suppression de l’accord d’Arusha n’est pas celui-ci où certains burundais ont fui le pays. Des discours constructifs et le respect mutuel contribueraient plutôt à apaiser les tensions.
D’autres enfin estiment que ce dialogue n’a même pas la raison d’être. Selon un tenant de cette opinion, les politiques burundais se comportent en enseignants : ils posent une question sachant déjà la réponse. Selon cet intervenant, que les politiciens burundais cessent de fatiguer la population.
Cette séance a vu le passage de Réverien Ndikuriyo, président du sénat burundais. Il conduisait une délégation des sénateurs de la région des grands lacs avec à la tête le président du sénat kenyan et accompagnés des présidents des commissions permanentes à l’Assemblée Nationale et au sénat burundais. Le sénateur Ndikuriyo a indiqué qu’il voudrait que ces visiteurs puissent eux-mêmes constater ce qui se passe sur les collines de ce petit pays de l’Afrique orientale qui fait la une de plusieurs journaux du monde ces derniers jours.




