La nouvelle législation sur le CNC : une adoption sous controverse

    0
    480

    Adoption ce jeudi par l’assemblée nationale du projet de loi portant mission, composition, organisation et fonctionnement du conseil national de communication, CNC à 87% pour, à l’exception des députés de la coalition Amizero y’abarundi et un député de l’Uprona qui ont voté contre.


    Le ministre des postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias, a dans son exposé de motif a indiqué que ce projet de loi va permettre au conseil national de la communication (CNC) de procéder à la régulation des médias.

    La nouveauté de ce projet de loi, selon le ministre en chargé de la communication, est l’introduction de la carte de presse avec un double avantage à l’interne qu’à l’externe du pays. Pour Nestor Bankumukunzi, à l’interne, loi vient répondre au souci de la professionnalisation. « On a constaté qu’il y avait des aventuriers qui s’improvisaient dans le métier», explique le Ministre. A l’externe poursuit-il, les journalistes ont du mal à exercer convenablement leur métier à l’étranger faute de la carte de presse qui est souvent une exigence pour identification.

    Comme autres innovations , la nouvelle législation donne aux membres du conseil de communication le pouvoir de retirer la carte de presse aux journalistes, de contrôler les contenus publicitaires, cinématographiques et électroniques. Pour le ministre Nestor Bankumukunzi, il s’agit d’une loi qui vient promouvoir la liberté de la presse et le libre accès à l’information pour tous.

    {{Les députes s’en inquiètent}}

    Pour le député André Ndayizamba, “il est contradictoire d’instaurer une loi sur la presse alors que les médias signent de contrat avec le CNC”. L’organe de régulation , précise t -il, doit garder ses compétences prescrites par la loi et ainsi éviter des contrats entre les médias.

    L’article 32 de la nouvelle législation de la presse donne les prérogatives au ministre de la communication de réunir en session spéciale les membres du CNC. “Il s’agit là de la volonté délibérée de donner des injonctions aux membres de ce conseil, ce qui handicape l’indépendance réelle du CNC”, remarque Pierre Célestin Ndikumana, président du groupe parlementaire de cette coalition. Pour Pamphile Malayika, de son côté , la nouvelle législation régissant le CNC devrait être une occasion de rouvrir les médias fermés.

    Sur ceux , le ministre Bankumukunzi ne passe pas par quatre chemins. “La décision de ne pas rouvrir ces stations de radios a été prise par des organes compétents”. Par rapport aux contradictions évoquées, le Ministre Bankumukunzi réagit. ”L’indépendance du CNC ne signifie pas travailler en solo”; a martelé le ministre Nestor Bankumukunzi.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici