
Le Président de la République Pierre Nkurunziza convoque la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale pour étude de 3 projets de loi et la présentation d’un cadre stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté.
Selon le décret N° 100/01 du 5 janvier 2012, Pierre NKurunziza demande aux députés de se réunir depuis le 16 janvier 2012 jusqu’au 21 janvier pour se pencher sur « le Projet de loi portant fixation de l’Impôt Professionnel sur les Rémunérations de certains mandataires et cadres politiques, cadres autres Agents de l’Etat, ainsi que la Structure de leurs Rémunérations », selon le décret.
En plus, les députés devront aussi se pencher sur le projet de loi portant Révision de la loi n°1/03 du 19 février 2009 relative à l’organisation de la privatisation des entreprises à participation publique, des services et des ouvrages publics.
Les députés burundais devront aussi étudier le projet de loi portant Ratification de la Convention sur la Traite des personnes au Burundi.
L’opposition burundaise, réunie au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement ADC-Ikibiri trouve plutôt que l’urgence se trouvait ailleurs que surs les quatre points proposés par le Président de la République.
“Au regard du contenu de la convocation, il fallait plutôt un message à la nation du Président de la république pour informer l’opinion nationale et internationale la mise en place de la Commission vérité et Réconciliation”, souligne Ngendakumana, ajoutant que cette commission est plus qu’urgente par rapport à la loi sur la privatisation, ” à moins qu’il y a une entreprise à liquider immédiatement”.
Selon Léonce Ngendakumana, président en exercice de l’opposition burundaise, il fallait plutôt que le Président de la République se présente devant le Parlement pour répondre sur les tentatives de modification de la Constitution, qui, actuellement fait pas mal de bruits dans les milieux politiques burundais.
L’ADC-Ikibiri souligne également que le Gouvernement devrait dire quelque chose sur la sécurité et non sur le projet de loi sur les impôts sur les salaires des dignitaires politiques, car, estime Ngendakumana, le Gouvernement l’a fait sillamment, car les impôts de la part de ces dignitaires ne sont même pas prévu dans le budget de fonctionnement de l’État en 2012.




