Le président du Parcem en prison : grogne de la société civile burundaise

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    Le président et représentant légal du Parcem (Parole et Action pour l’Eveil des Mentalités) Faustin Ndikumana a passé sa première nuit dans la prison centrale de Mpimba, après avoir osé critiquer le ministère de la justice, sur sa façon de recrutement à base des pots de vin, selon son avocat Me Lambert Nsabimana.

    « Nous sommes fâchés contre cette incarcération de Faustin Ndikumana car il n’a rien dit de nouveau», a souligné Me Nsabimana.

    Cet activiste de la société civile burundaise avait dénoncé des pratiques de corruption dans le recrutement des magistrats par le ministère de la justice burundaise depuis un certain temps.

    « Il n’y a pas de conflits entre moi et le ministre de la justice, mais j’ai dit ce que tout le monde dit sur le mode de recrutement des magistrats», a souligné Faustin Ndikumana quelques minutes avant son arrestation ce mardi soir.

    Selon lui, il n’a fait que répéter les propos du premier vice président de la République Terence Sinunguruza et les différents rapports de Transparency International sur l’état de la corruption au Burundi.

    Sur cette arrestation du président et représentant légal du Parcem, Faustin Ndikumana, par la police anticorruption, le Forum pour la Conscience et le Développement, FOCODE en sigle, « demande que (…) Faustin Ndikumana soit mis en liberté sans délais et que l’instruction du dossier puisse continuer dans le strict respect de la loi », selon un communiqué rendu public ce mercredi à Bujumbura.

    Le FOCODE ne caresse pas l’encolure de ce ministère et constate lui aussi que la corruption est une réalité dans le pays et appelle « aux pouvoirs publics, aux magistrats burundais et aux forces vives de la nation et à la communauté internationale de s’atteler sans faux fuyant à la question de la lutte contre la corruption au Burundi (…)».

    Le président du Parcem, qui était l’invité de l’émission Kabizi de la Radio Publique Africaine ce mardi, avait failli être arrêté aux studios de cette radio, n’eût été la résistance de son personnel.

    Eric Manirakiza, Directeur de la RPA, avait déploré l’exagération dans l’envahissement des studios de sa radio par la police avec objectif d’arrêter le président du Parcem.

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