
C’était un cadre d’échange sur les défis de la démocratie au BURUNDI qui avait été organisé par une association dénommée «Burundi Alumni Association» grâce au soutien financier de l’ambassade des ETAS UNIS au Burundi ce mercredi dans les enceintes de Loyal Palace et dans lequel les anciens présidents Pierre BUYOYA, Domitien NDAYIZEYE et Sylvestre NTIBANTUNGANYA jouaient le rôle d’animateurs.
Chacun à son tour, ils ont inventorié les embuches auxquelles la démocratie fait face dans le contexte actuel. Pour ces anciens présidents, l’indépendance de la magistrature qui ailleurs dans d’autres pays est le fondement de la démocratie n’existe pas au Burundi. Des velléités du monopartisme s’installent au fur et à mesure dans le pays à cause notamment de la propension à la manipulation de la population et d’une opposition politique faible.
La pauvreté grandissante dans le pays constitue une porte d’entrée pour la manipulation dans les partis politiques, alors que les divergences de point de vue sur la façon dont le pays est géré entre les responsables de la société civile, les médias et les acteurs politiques aujourd’hui à la tête des institutions constituent un danger pour la survie de la démocratie au BURUNDI, selon ces sénateurs.
Ils ont également convergé pour dire que les mécanismes de justice de transition risquent d’accoucher d’une souri au regard de la manipulation politicienne dont ils font objet actuellement.
Pour Sylvestre NTIBANTUNGANYA la réussite de ces mécanismes sera une des conditions de succès des élections de 2015. La violation des droits humains qui fait parler d’elle dans le pays est une brèche pour les réflexes de guerre selon ces membres de la chambre haute du parlement burundais qui ont indiqué que l’existence d’un débat contradictoire est la valeur sur laquelle se trouve érigée toute démocratie, dit-il.
De la part de Pierre BUYOYA, tout le monde devrait savoir qu’en démocratie « le dialogue est la méthode moderne de gouvernement ». Quant aux solutions à ces défis, les acteurs du droit devraient savoir que le droit s’arrache et qu’une fois ce faisant le peuple sera derrière lui.
En politique, « tout n’est pas définitivement perdu et tout n’est pas définitivement gagné», a ajouté le sénateur Pierre BUYOYA en guise de conseil aux partis réunis au sein de l’ADC IKIBIRI à ne pas rater à prendre part aux élections de 2015.
A tour de rôle, ils ont regretté de la politique de la chaise vide dans ce cadre d’échange par les membres du gouvernement où étaient aussi invités les professeurs d’universités et d’autres acteurs civiles et politiques de la société burundaise.




