
«Je suis père de quatre filles et deux garçons. Pendant la nuit, nous dormons avec ma femme dans une seule et même chambre qui a échappé de justesse à la démolition depuis août 2011 lorsque la direction générale de l’urbanisme a pris la décision de détruire nos maisons injustement», tels sont les propos de Nkwirikiye J. Marie, un habitant de la commune urbaine de Buterere à 6km du centre ville de la capitale burundaise, Bujumbura.
Lui, à l’instar des 22 familles dont leurs maisons ont été détruites dans la localité, indiquent qu’ils sont exposés à des maladies de promiscuités parce que les maisons dans lesquelles ils vivent sont sans toitures pour la plupart.
«Quand il pleut nous nous débrouillons pour dormir parmi les voisins afin de ne pas passer la nuit à la belle étoile, mais les maladies contagieuses, comme la grippe, attaquent en particulier les enfants», ajoute une femme dont l’enfant souffre de cette maladie.
La malaria, une maladie qui fait souvent parler d’elle dans cette région, ne les épargne pas non plus. «Nous aménageons les moustiquaires avant de dormir dans ces semblant de maisons mais certains des nôtres sont malades », indiquent-ils.
Ces personnes s’inscrivent en faux contre la mesure que la direction générale de l’urbanisme a prise de les exproprier de leurs maisons sans mesure d’accompagnement.
«Nous sommes victimes des intrigues de l’intelligentsia burundaise dans les hautes sphères de l’état car la direction générale de l’urbanisme a accordé nos parcelles aux autres personnes et à huit ambassades accréditées à Bujumbura», martèle encore Thérence Ndayisaba.
Pour l’instant ils attendent l’issue de la préoccupation de la part de l’Ombudsman en qui ils disent qu’ils gardent d’ailleurs confiance. Dans cette localité, un homme âgé de plus de soixante ans dont sa maison s’est écroulée sur lui est mort ce mardi de ces blessures.




