
Les partis d’opposition réunis au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement, ADC-Ikbiri, demandent au Gouvernement du Burundi de revoir leur politique de nouer des relations diplomatiques avec l’Iran.
Selon le président en exercice de cette coalition, Léonce Ndengakumana, les relations diplomatiques entre le Gouvernement du Burundi et celui de Teheran est un piège et pourrait conduire le pays vers un gouffre.
« Ces relations peuvent nous amener des problèmes surtout que l’Iran est perçu comme un ennemi des pays qui assistent le Burundi,» déclare Ngendakumana, ajoutant qu’envoyer les soldats burundais en Somalie et en même temps nouer des amitiés avec l’Iran, revient à faire une chose et son contraire.
L’ADC-Ikibiri qui avait organisé une fête d’échange des vœux ce vendredi entre les partis membres de cette coalition, et certains diplomates accrédités à Bujumbura avaient répondu présent à cette fête.
Ambassadrice sortante des Etats Unis, Pamela Slutz, avait appelé, dans un journal local, au Gouvernement Burundais «de s’éloigner de l’Iran».
L’ex-ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, Augustin Nsanze avait visité l’Iran, il y a quelques mois et avait été reçu par le président Iranien Ahmadinejad en personne, dans son bureau.
Le ministre avait souligné que l’occident déclinait et que l’Iran pourrait prendre la relève dans le développement du monde.
Dans une réunion avec les diplomates accrédités à Bujumbura, la semaine dernière, l’actuel ministre de la coopération, Laurent Kavakure, avait minimisé l’impact que ces relations pourraient faire au Burundi, qui vit essentiellement des aides de l’occident, ennemi de l’Iran.
Si le pays a des relations avec l’Iran, ça ne signifie pas que c’est une attaque contre les intérêts des autres pays, a souligné Laurent Kavakure, ajoutant que le Burundi et l’Iran avaient par ailleurs de bonnes relations depuis un certains temps.




