La politique de décentralisation reste lacunaire selon le Senat

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    « Les communes urbaines n’ont pas droits de faire payer les taxes depuis 2009 et se heurtent à un manque criant de fonds de fonctionnement. En novembre 2011, le maire de la ville de Bujumbura nous avait promis une mesure transitoire de nature à pallier ce problème dans les plus brefs délais, hélas le sénat attend toujours cette mesure. »

    Ce sont inquiétudes du deuxième vice président du sénat Pontien Niyongabo, ce vendredi 20avril 2012 qui regrettait du retard dans la mise en place de la politique de décentralisation au niveau des communes pendant la séance des questions orales auxquelles le premier vice président de la république, Térence Sinunguruza, avait été convié.

    Les sénateurs ont indiqué que l’autonomie financière des communes de l’intérieur du pays se cherche encore et ont tellement regretté de l’inefficacité des services concernés par la question à épuiser cette politique pour que la population en profite.

    Le budget destiné au Fond National d’ Investissement Communal FONIC est une brèche à plusieurs non dits dont le fanatisme pour accéder aux frais destinés au développement pour les communes, selon ces sénateurs.

    Térence Sinunguruza a dit que plus de 30 projets de lois sont en cours d’études afin de permettre que la décentralisation devienne une réalité sans toutefois en préciser la date de la fin de préparation.

    Le sénateur Pierre Buyoya de sa part a jugé que la décentralisation devrait plutôt avoir lieu dans les institutions supérieures par rapport à la commune.

    Selon lui, la décentralisation au niveau des communes sera inéluctablement inefficace.

    De la part de Térence Sinunguruza, une des motivations du gouvernement dans cette politique aura été de répondre aux préoccupations du passé.

    « Moi-même je reste convaincu que l’analyse faite par le sénateur Pierre Buyoya sur cette politique du gouvernement est vraie,» a dit le premier vice président de la république du Burundi.

    Térence Sinunguruza avait été accompagné par trois des principaux ministres concernés par cette politique.

    Une des imperfections de cette politique qui se fait toujours attendre est que l’OBR et l’administration communale dans le pays divergent sur la perception des taxes.

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