Les mineurs sont aussi locataires de la prison centrale de Mpimba

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    « 197 mineurs sont emprisonnés dans la prison centrale de Mpimba. 120 d’entre eux sont détenus de manière préventive, 27 sont des nourrissons et reste a été condamné. Tous ont en commun de vivre dans des conditions précaires. » Ce sont les propos du directeurs de la prison centrale Mpimba ce jeudi 31 mai 2012 lors de la visite de l’Ombudsman Burundais dans cet établissement pénitentiaire.

    Parmi les difficultés auxquelles ces enfants se heurtent, il ya notamment le manque d’alimentation en fonction de leur âge. Les nourrissons sont acculés au régime alimentaire des adultes selon lui. Le manque de liberté de mouvement pour les enfants est aussi tellement lourde de conséquence de la part de ce directeur de la prison centrale non seulement pour eux même mais aussi pour la société.

    Il a par ailleurs indiqué que la plupart de ces enfants ne sont pas en mesure de plaider non coupables devant le ministère public en raison de leur jeunesse. Selon lui, ces mineurs ont inéluctablement besoin d’avocats pour les aider à plaider non coupables. La justice Burundaise devrait de la part du directeur de la prison centrale de Mpimba traiter le plus vite possible les dossiers de ces enfants et mettre aussi en pratique leurs libérations préventives.

    le représentant des détenus de la prison centrale de Mpimba,Augustin NIYOYITUNGIRA a dit que depuis la précédente visite de l’Ombudsman sur place l’année passée , l’amélioration des conditions de détentions n’a pas connu d’amélioration bien qu’une commission judiciaire chargée de traiter la question ait été mise en place .

    Augustin Niyoyitungira a dit que certaines organisations nationales et internationales méritent cependant des lettres de noblesse quant à la façon dont elles leurs sont toujours plus proche. Il s’agit essentiellement de La maison Shalom, de l’APRODH, du CICR, de l’Association Baho Burundi et autres.

    L’Ombudsman Burundais par le biais de son porte parole a dit qu’une politique de protection de l’enfant est en cours d’étude dans cette institution pour porter son attention sur les secteurs de la santé et de l’éducation en particulier. Ces mineurs ont reçu près d’une centaine de matelas.

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