Burundi,” pays prédateur de la liberté de la presse”

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    Le Délégué Général du Forum pour le Renforcement de la Société Civile, Forsc, Pacifique Nininahazwe indique que le Burundi a terni son image en prononçant la peine à perpétuité contre le journaliste Hassan Ruvakuki.

    Dans une conférence de presse tenue ce jeudi à Bujumbura, Pacifique Nininahazwe a indiqué que la prononciation de ce jugement a des similitudes avec les dossiers judiciaires sensibles sur lesquels la justice burundaise a travaillé de part le passé, notamment l’exécution extrajudiciaire d’Ernest Manirumva, ancien vice président de l’Olucome, le carnage de Gatumba et autres.

    Selon lui, la justice a souvent tendance à justifier pourquoi les présumés innocents sont sous les verrous au lieu de trancher en toute liberté et selon la loi.

    Pacifique Nininahazwe indique qu’un tel comportement ternit dangereusement l’image du Burundi. « Le Burundi risque d’être classé dans la catégorie des pays prédateurs de la liberté de la presse », a-t-il souligné.

    Selon lui, au moment où l’on va bientôt célébrer le cinquantenaire de l’indépendance du Burundi, les burundais devraient plutôt être davantage éclectiques dans le choix de ce qui profite au pays.

    Les professionnels des médias ont dénoncé depuis longtemps les imperfections qui caractérisaient ce procès notamment une main politique.

    Hassan Ruvakuki avait été arrêté en novembre 2011 par les agents du service national des renseignements burundais à Bujumbura après qu’il ait tendu le micro aux rebelles des FRD-Abanyagihugu.

    Aujourd’hui, l’opposition politique et même les défenseurs des droits de l’homme qualifient de parodie judiciaire le jugement qui a été prononcé contre ce journaliste par le tribunal de grande instance de Cankuzo, c’était ce lundi.

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