
« Notre pays est classé parmi les pays les plus pauvres de la planète et les plus corrompus au monde. Le projet démocratique, de paix durable, de stabilité et de bonne gouvernance impulsé par Arusha et la constitution de 2005 est en péril notamment par le recul de l’Etat de droit et de l’extrême pauvreté de la grande majorité des citoyens, ce sont là les propos de Jean Baptiste Manwangari ce mercredi 04 juillet 2012 sur une déclaration rendue publique par l’Uprona de la Réhabilitation dans laquelle cette aile de l’Uprona de Rwagasore réclame contre vents et marrées un dialogue entre les protagonistes de la vie politique du Burundi pour la refondation d’un Etat de droit selon les termes mêmes de cet homme.
Selon lui, les réalités de la vie d’aujourd’hui interpellent de manière cruelle les Burundais.
“Le pays a besoin d’être gouverné sous ‘éthique d’un code d’éthique respectueux des droits de l’homme, de l’impartialité du pouvoir judiciaire”, a-t-il souligné.
Cinquante ans d’indépendance après, le Burundi a soif, de la part de Manwangari Jean Baptiste, d’un pouvoir qui se préoccupe de ses citoyens notamment au chapitre de la lutte contre la corruption et des malversations économiques conformément aux idéaux du père de l’indépendance.
Rwagasore Louis l’avait bien dit : “l’indépendance ne sera véritable que le jour où le Burundi sera un pays uni, libre et prospère”, a-t-il indiqué.
En réponse à ces difficultés qui, selon lui, ont des soubassements politiques, les responsables de l’Uprona de la réhabilitation estiment que le gouvernement de Bujumbura devrait organiser un débat national sur ces questions. Ce faisant, un sursaut patriotique verrait ainsi le jour.




