Un silence complice sur les défis de la gouvernance

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    L’Observatoire de l’Action Gouvernementale a rendu publique ce vendredi une étude sur l’état des lieus de la gouvernance au Burundi au cours du premier trimestre de cette année dans laquelle elle montre que les deux chambres du parlement n’ont pas répondu de manière efficaces aux préoccupations de la population en matière de gouvernance.

    Cette étude qui a été faite par le professeur de l’Université du Burundi Siméon Barumwete montre que, durant cette période, les institutions ont connu une stabilité politique. Le président de la république avait, au cours de son message à la nation promis la révision de la constitution afin que la bonne gouvernance devienne une réalité mais jusqu’à présent la population n’est pas au courant de l’évolution de cette promesse.

    Le président de la république avait aussi promis de mettre en place la commission vérité et réconciliation mais les divergences subsistent parmi les hommes politiques burundais quant à la façon dont sa composition devrait être. Le pouvoir de Bujumbura souhaite que les membres de celle-ci soient des Burundais uniquement mais les autres la préfèrent mixte a signalé Siméon Barumwete .

    Il a dit que cette période a aussi été caractérisée par une insécurité grandissante particulièrement dans la province de Bubanza où les hommes armés se sont affrontés avec les militaires causant la mort d’au moins 41 personnes. Pour lui, cette terminologie qui a été utilisée pour qualifier ces personnes armées de « bandits armés » prête à confusion au regard des pertes en vues humaines qui ont été enregistrées pendant ces attaques.

    Le consultant de l’ OAG a en outre indiqué que le pouvoir de Bujumbura a collaboré de manière malsaine d’une part avec les organisations de la société civile, les médias et les organismes internationaux de défense des droits de l’homme et avec les partenaires au développement d’autre part . Il a relevé plus de 4 cas de correspondances qui ont été transmises par certains membres pays de l’Union Européenne sur la problématique de la bonne gouvernance au Burundi.

    Il a dit que les organisations de la société civile ont toujours été prises par le pouvoir de Bujumbura comme ayant l’objectif de noircir l’image du pays dans le souci de bénéficier des fonds. Leurs déclarations sur le mal de la corruption et les malversations économiques et sur les cas de violations des droits de l’homme ont toujours été considérées comme des propos d’un opposant politique, a signalé Siméon Barumwete.

    Au lieu d’analyser ces propos sous un autre angle, les deux chambres du parlement ont gardé un silence complice sur les problèmes auxquels font face les Burundais que ces organisations n’ont cessé de dénoncer.

    Pour l’OAG, le pouvoir de Bujumbura devrait être favoriser le débat contradictoire et surtout créer un climat propice au retour au pays des leaders politiques en exil pour que la bonne gouvernace devienne une réalité .

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