
L’UPRONA et L’Alliance Démocratique pour le Changement, ADC-Ikibiri, estiment que certaines dispositions du code électorales et de la constitution devraient être retouchées pour que les élections de 2015 se déroulent sans ambages, tels que cela ressort à travers les interviews que les responsables de ces organisations politiques ont accordées à la presse ce mercredi.
Ces déclarations font en effet suite aux propos du président de la république la semaine passée qui a indiqué que d’ici peu une nouvelle équipe de la CENI sera mise en place pour répondre de manière efficace aux échéances électorales de 2015. Il avait à la même occasion annoncé que la constitution nationale serait aussi amendée afin de répondre aux besoins de cette période.
Le président de l’UPRONA, Bonaventure Niyoyankana a, de sa part, dit que beaucoup d’aspects méritent d’être revus pour que les élections ne fassent pas objet de polémique comme en 2010.
Sans jamais être précis quant aux articles constitution et de la CENI qui méritent des retouches, Bonaventure Niyoyankana estime que les acteurs de la vie politique de ce pays devraient se mettre ensemble pour corriger les imperfections se trouvant dans les différents textes de lois actuels afin de permettre le progrès de la démocratie au Burundi.
Le ton est presque le même du coté de l’ADC-Ikibiri. Fréderic Bamvuginyumvira , vice président du FRODEBU, estime que le pouvoir devrait prévoir un cadre légal pour débattre de cette problématique. Selon lui, l’essentiel n’est pas de penser directement aux membres de la CENI car telle est une problématique d’ordre technique qui, inéluctablement, fera objet de débat.
Le président du parti CNDD, Léonard Nyangoma en exil, dit que les acteurs de la vie politique de ce pays devraient de prime abord débattre de ces questions au lieu que seul le président de la république prenne lui-même les décisions en écartant les autres hommes politiques.




