
Le professeur Paul Ngarambe, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante de 2005 au Burundi CENI dit que les consultations entre les acteurs de la vie politique de ce pays sont une préalable pour que les élections de 2015 se déroulent sans ambages.
Dans une interview exclusive qu’il a accordée à la Radio Isanganiro, Paul Ngarambe a jeté un regard rétrospectif sur la CENI dont il était à la tête. Il a dit que celle de 2005 était ad hoc contrairement à celle de 2010 qui est permanente.
Les cinq membres de la CENI sont nommés par le Président de la République après approbation de l’ Assemblée Nationale et du Sénat à 3/4 séparément.
Le fait que certains partis politiques aient boycotté les élections de 2010 après les communales, est un signe qui montre que l’organisation de ces élections n’ a pas plu à ces leaders politiques qui se sont d’ailleurs réfugiés à l’étranger pour la plupart.
Selon Paul Ngarambe, la prochaine CENI devrait être le fruit d’une large consultation des acteurs de la vie politique du pays pour pouvoir inspirer la confiance au sein de la population.
Pour y arriver Paul Ngarambe conseil au Président de la République de mener des consultation, des concertations avec les partenaires politiques afin d’arriver à des personnalités de consensus avant de les présenter au Sénat et à l’ Assemblée Nationale.
Si l’ exécutif burundais procède autrement, ça sera le recul de la démocratie qui peut engendrer le recours à la violence verbale ou même physique.
Paul Ngarambe est optimiste quant à la mise en place de la nouvelle équipe de la CENI car il croit à la maturité des politiques burundais, mais reste pessimiste au temps qui reste à cette CENI surtout qu’ il y aura quelques amendements de la Constitution, de la Loi Communale et du Code Électorale.
L’ actuelle CENI terminera son mandat le 12 septembre de cette année 2012.




