
« C’est devenu un secret de polichinelle, l’Uprona est un parti satellite du Cndd Fdd car le 4ème congrès de L’Uprona qui a vu Charles Nditije à la tête de ce parti n’avait rien de légale aussi bien juridiquement que politiquement. En accordant la permission de la tenue de ce congrès au président de l’Uprona Bonaventure Niyoyankana, le ministère de l’intérieur, Edouard Nduwimana a été téléguidé ».
C’est l’avis du politologue Siméon Barumwete ce lundi s’exprimant sur les conséquences auxquelles fait face le parti de Rwagasore , le père de l’indépendance du Burundi suite à l’élection de Charles Nditije à la tête de ce parti. Une élection que le courant de la réhabilitation dudit parti n’ait pas cautionné la tenue de ce congrès .
Selon lui, l’issue de ce congrès risque inéluctablement de peser lourdement sur l’épaule l’Uprona d’une part et sur celui du pouvoir de Bujumbura de l’autre.
Les nouveaux visages à la tête de l’UPRONA auront du mal à imposer leur crédibilité car leur légitimité n’est pas prouvée, ajoute Barumwete.
Le fait que le ministre de l’intérieur ait accordé la permission de la tenue de ce congrès en violation de la loi, selon le politologue Barumwete montre aussi que l’immixtion de la justice dans les affaires politiques est une triste réalité.
Ce congrès a eu lieu dans un contexte de controverse à la fois politique et juridique et risque de discréditer non seulement l’Uprona aussi bien le pouvoir de Bujumbura.
Jean Baptiste Manwangari , le chef de fil du courant de la réhabilitation de l’Uprona estime de sa part que le premier vice président de la république Thérence Sinunguruza est l’élément clé de cette crise sans fin à laquelle le parti se trouve confronté.
Le sénateur Emmanuel Nkengurutse membre de l’uprona aborde dans le même cheminement. Selon lui, la violation des lois au nom de la force politique dont jouissent Niyoyankana Bonaventure et Thérence Sinunguruza sont certaines des causes ayant motivées la tenue de ce congrès.




