
Plusieurs journaux de ce mercredi s’interrogent si les auteurs des crimes commis pendant la guerre seront punis notamment dans le camp Ouattara bien que « Alassane Ouattara ne cesse de clamer qu’il a la justice chevillée au corps et que nul n’y échappera si la preuve est administrée qu’il se reproche quelque chose, y compris dans son propre camp » selon la RFI qui cite une série de journaux ivoiriens.
Le quotidien burkinabé aussi cité par la RFI indique que « l’impression qui se dégage, pour le moment, est que ce sont les partisans de Gbagbo qui défilent à la barre. Après Laurent Gbagbo ainsi que Dogbo Blé et Cie aujourd’hui, et peut-être demain Simone, Affi N’Guessan, Koné Katinan .
A quand le tour dans le camp Ouattara ? Car on a beau essayer d’être objectif, le fait est là, comme le nez au milieu du visage » .
Dans le camp des vainqueurs, pas un seul n’a encore jamais été inquiété par la justice.
Or, dans une guerre civile comme celle qui a eu lieu en Côte d’Ivoire, il n’y avait pas d’un côté des anges et de l’autre des démons ; chaque camp a commis des atrocités. Il faudra que chacun porte sa croix. » Indique le journal en ligne de RFI citant l’observateur.
Analyse similaire pour ce site qui cite Guinée Conakry infos : « Présentée par les autorités comme un moyen de lutte contre l’impunité destiné à décourager la répétition d’un certain nombre de crimes horribles perpétrés il y a un peu plus d’un an, cette espèce de justice sélective et ciblée sur les partisans de l’ancien homme fort du pays peut être perçue comme un acharnement justifiant au contraire certaines velléités revanchardes. Toutes choses qui pourraient se révéler nuisibles au projet de réconciliation nationale dont le président Ouattara dit également être porteur… »
En effet, précise Guinée Conakry Infos, « les adversaires du pouvoir actuel pourraient y voir la raison de demeurer dans leur logique de contestation absolue. Ils pourraient même estimer légitime d’user de tous les moyens pour arriver à leurs fins. Ce qui en fin de compte, rendrait vains tous les efforts de pacification et de sécurisation du pays qui coûtent aux dirigeants autant d’énergie et de ressources. »




