
Près de deux semaines après que les dignitaires aient accepté de payer l’Impôt Professionnel sur les Revenus, le président de l’OLUCOME vient de prouver noir sur blanc que le gouvernement de Bujumbura a revu à la hausse leurs salaires et indemnités et supprimé le projet de réhabilitation des infrastructures publiques afin que ces derniers s’acquittent de ce devoir civique à l’instar des autres Burundais.
Au cours d’une interview exclusive à la radio Isanganiro , Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economique , OLUCOME, qualifie de vol légal les intrigues qui ont émaillé le payement de l’IPR par les dignitaires avant l’adoption du projet de loi qui fixe le budget de l’Etat exercice2013.
En 2012 suite à la pression des organisations de la société civile, les dignitaires ont accepté de s’acquitter du payement de l’IPR après avoir contraint cependant le gouvernement à revoir à la hausse certains des chapitres du budget qui les concernaient à près d’un milliard, souligne t il.
« Mais ces institutions ont refusé de s’acquitter de ce devoir toute l’année durant », a-t-il martelé.
Selon lui, avec le budget de l’Etat 2013 les mêmes dignitaires ont augmenté certains des aspects du budget de près de 2 milliards pour pouvoir payer l’IPR. Selon lui, ces deux augmentations des salaires des dignitaires ont eu lieu afin que les concernés s’acquittent de l’IPR. Pour lui, une manière relève de l’illogique et prouve aussi que l’injustice sociale continue à faire parler d’elle au Burundi.
Les dignitaires ne devraient pas augmenter les primes et indemnités avant de payer l’IPR puisque dans la logique ces augmentions de salaires seront encore supportées par la population et les autres contribuables burundais, a-t-il ajouté.
Le porte parole du parti Uprona, ailes de la réhabilitation estime de sa part que cette situation risque d’ouvrir la porte à une crise sociale de grande particulièrement à cause des indemnités et primes qui seront imposées sur base du nouveau projet de loi en cours d’étude et dont l’adoption est prévue au courant du mois si rien ne change.
Selon lui, les fonctionnaires qui ne cessent de décrier l’injustice salariale et qui réclament un meilleur traitement salarial vont se retrouver avec des salaires diminués d’au moins 20 ou 30% par rapport à leurs salaires habituel si une fois le projet de loi portant impôt sur les salaires est adopté.




