
La candidate aux élections présidentielles du parti Union pour la Paix et le Développement UPD Zigamibanga en 2010, Mme Pascaline Kampayano a annoncé son retour dans les prochains jours au Burundi.
[Exilée depuis 2010->https://www.isanganiro.org/spip.php?article650], Kampayano a annoncé aussi que les motifs de son retour s’inscrit dans le cadre du retour de l’exile des opposants politiques pour empêcher le pouvoir de faire comme en 2010, c’est-à-dire, selon elle, de tricher encore une fois aux élections.
« Nous verrons s’ils (les CNDDFDD) feront comme en 2010 », renouvelant l’accusation contre le pouvoir de Bujumbura, selon laquelle, les élections de 2010 ont été truquées.
Une autre cause qui a motivé son retours, selon Kampayano, est la « solution aux problèmes » de division au sein de son parti UPD Zigamibanga, actuellement divisé entre pro Zed Feruzi (reconnu par le pouvoir) et pro Chovineau Mugwengezo de l’ADC-Ikibiri (Opposition).
La cause du retour des politiciens exilés semblent être électorales comme d’ailleurs certains diplomates accrédités à Bujumbura le précisent.
S’exprimant dans une réunion avec le Deuxième Vice-Président de la République Gervais Rufyikiri, le Représentant de l’Union Européenne au Burundi Stephan De Loecker a annoncé qu’une réunion entre les membres des partis de l’opposition et le Gouvernement est prévue fin février 2013 à Bujumbura.
Les politiciens burundais pourraient se présenter eux-mêmes à cette réunion de grande importance surtout pour les élections de 2015.
Rappelons que Pascaline Kampayano est le troisième exilé politique à déclarer son retour au Burundi après [Alexis Sinduhije ->https://www.isanganiro.org/spip.php?article749]et [Léonard Nyangoma.->https://www.isanganiro.org/spip.php?article3652] Le président du Conseil des Patriotes le CDP, qui avait lui aussi fui le pays est déjà rentré.
Certains des leaders politiques burundais de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) avaient quitté le pays au lendemain des élections de 2010, truquées, selon eux mais transparentes selon certains observateurs.




