CVR : Bujumbura a besoin d’une justice fraternelle

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    Le président de la commission permanente des droits de l’homme dit que les désidératas des organisations de la société civile ont été reçues à l’instar de celles des autres organisations qui veulent une issue favorable à la recherche de la vérité au Burundi.

    A travers une interview avec la Radio Isanganiro ce lundi, le président de la commission permanente des droits de l’homme à l’Assemblée nationale visait à tranquilliser certaines personnes ou organisation dont celles de la société civile qui doutent que la commission vérité et réconciliation ne risque d’accoucher d’une souris. Melchior Nankwahomba estime qu’il n’est pas temps de se leurrer.

    Il a dit que la commission dont il est à la tête s’est engagée de recevoir les doléances de toutes les catégories de la population impliquées dans ce projet de loi.

    « Le parlement va écouter tout le monde. Il s’emploiera à privilégier les considérations de nature à promouvoir la vérité au Burundi » a-t-il souligné.

    Au moment où les organisations de la société civile estiment que le projet de loi risque de constituer une brèche pour l’impunité des crimes contre l’humanité, le président de la commission permanente des droits de l’homme est sans équivoque.

    Il a indiqué que la commission vérité et réconciliation a pour ambition de connaître toutes les périodes tragiques. «Ce faisant, elle s’attachera à scruter les raisons de nature à aider les burundais à enterrer la hache de la guerre », a-t-il souligné.

    A la question de savoir si ce projet de loi ne risque pas d’écarter la justice, le président de la commission permanente des droits de l’homme indique que la commission mettra en avant la justice fraternelle.

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