Les ONG contre le nouveau projet de loi sur la presse

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    L’ONG Amnistie internationale indique que la liberté de la presse est menacée au Burundi par le nouveau projet de loi récemment adopté par le parlement en raison des dispositions qu’elle contient qui sont contraire à la constitution. Dans un communique de presse rendu public jeudi, soit un jour avant le débat du contenu de projet de loi par le sénat, cette organisation plaide pour que les instances sauvent la liberté de la presse au Burundi. Le même appel est lancé par le comité international pour la protection des journalistes.

    « Nous estimons que ce projet de loi, sous sa forme actuelle, est une atteinte à la constitution du Burundi, qui pourtant garantit la liberté d’expression. Les principes contenus dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples pourraient être strictement restreints par des amendements qui accorderaient au gouvernement des pouvoirs étendus de nature restreindre la couverture de l’actualité et forcer les journalistes à révéler leurs sources »c’est le contenu d’une correspondance envoyée au président de la république du Burundi ce mercredi par le Comité International des Journalistes.

    Dans cette correspondance, cette organisation demande au président de la république Pierre Nkurunziza d’user de ses pouvoirs pour que ce projet de loi ne soit pas adopté par le sénat ce vendredi. Les journalistes ont besoin d’exercer cette fonction sans intimidations, voire sur des sujets que le gouvernement veut tenir secrets.

    Parmi les articles que cette organisation qualifie de lacunaire, il y a en particulier l’article 16 qui contraint le journaliste à révéler les sources si le gouvernement estime que les informations sont susceptibles de constituer une menace à l’ordre public, la sécurité nationale, la morale, la morale, l’économie nationale, etc. Cet article risquerait de constituer une menace pour le débat contradictoire au Burundi.

    Cet article risque aussi de conférer des pouvoirs illimités puisqu’ils sont vagues selon cette organisation. Le droit de délivrer la carte de presse au Conseil National de la Communication risque de restreindre davantage la liberté de la presse au Burundi. Les amendes élevées jusqu’à 5000 dollars en cas d’infractions commises par un journaliste dans l’exercice de cette fonction.

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