Il l’a promulguée : La liberté de la presse au Burundi en danger

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    {{Le président de la république du Burundi a promulgué le projet de loi sur la presse ce mardi. Suite à cette nouvelle, c’est la déception totale dans le monde des médias burundais. }}

    Selon Vincent Nkeshimana , président de l’Association Burundaise des Radios diffuseurs , ABR, l’espoir envers le président de la république suite à la promulgation de cette loi sur la presse au Burundi qualifiée de liberticide par plus d’un a cédé place au désespoir total.

    De la part de Vincent Nkeshimana, les portes paroles du président burundais avaient pourtant tranquillisé les organisations qui s’inquiétaient de cette loi en disant qu’elles n’avaient pas raison de s’inquiéter car leurs revendications allaient être tenues en considération par Pierre Nkurunziza.

    Ils avaient aussi indiqué que les deux chambres du parlement pouvaient aussi, selon toujours le président de l’ABR, réanalyser ce projet de loi pour l’adapter au contexte du moment. Hélas, Vincent Nkeshimana s’inquiète de la possibilité pour les journalistes de continuer à exercer le métier sur base d’une loi contraire à la constitution de la république du Burundi et à d’autres lois régissant le Burundi.

    Contacté par téléphone, Alexandre Niyungeko regrette de la même manière que le président de l’ABR. Il a dit que le pouvoir de Bujumbura vient de mettre un coup de massue sur la liberté de la presse au Burundi.

    Tous ces deux responsables de la presse se demandent s’il est encore possible que la presse soit libre dans ce pays d’Afrique centrale mais conseillent à leurs confrères de garder courage.

    Dans l’entre temps, le président de l’ABR a indiqué à la presse que les professionnels des médias vont porter l’affaire en justice et qu’il n’a pas été surpris par cette promulgation par Pierre Nkurunziza.

    Cette loi sur la presse qui est en vigueur depuis ce mardi va réduire au silence les médias à moins qu’ils n’optent pas pour la couverture des séminaires et ateliers qui ont lieu à travers le pays comme l’avait dit le président de l’OLUCOME.

    Cette loi interdit au journaliste de travailler sur le secret de la défense, la sécurité, la vie privée de citoyens, la monnaie et autres sujets d’importance particulière pour le pays.

    Les organisations de la société civile particulièrement celles qui œuvrent pour la promotion d’un Etat exempte de corruption ont déjà dénoncé que cette loi risque d’ouvrir la porte aux détournements et malversations économiques puisqu’elles seront acculées à garder silence même devant ces pratiques. Cette loi ouvre la porte à l’arbitraire selon Vincent Nkeshimana.

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