‘’Plus facile d’occulter la vérité avec la nouvelle loi sur la presse’’

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    Le sénateur Emmanuel Nkengurutse estime que les mécanismes de justice de transition peuvent être tellement être affectés par la nouvelle loi sur la presse puisque cette loi est contraire à l’ouverture démocratique en particulier la liberté d’expression.

    Au cours d’une interview qu’il accordée à la Radio Isanganiro ce dimanche, ce sénateur membre du parti Uprona a dit qu’il sera problématique pour que les membres chargés des mécanismes de justice de transition aboutissent à la vérité sur les crises qui ont secoué ce pays au regard des imperfections contenues dans la nouvelle loi sur la presse. Selon lui, la nouvelle loi sur la presse risque d’empêcher aussi bien les Burundais et les journalistes en particulier de scruter la vérité au regard des peines qu’ils encourent même en s’acquittant de leur travail quotidien.

    Outre le sénateur Emmanuel Nkengurutse, le représentant du secrétaire général de l’ONU au Burundi a aussi exprimé ses inquiétudes sur les mécanismes de justice de transition au Burundi. Parfait Onanga Anyanga a indiqué que le Burundi n’évolue en vase clos et qu’il serait impossible de ne pas insérer le tribunal spécial si le Burundi veut en découdre avec les crimes contre qui ont eu lieu dans le passé.

    Selon lui, cette commission a du pain sur la planche pour ce qui est de la recherche de la vérité sombre sur le Burundi. « Quand elle aura terminé son travail surement que les crimes qui sont imprescriptibles ne resteront pas impunis » a-t-il souligné.

    Plus de 6 mois après la signature des accords d’Arusha, les acteurs de la vie politique du Burundi s’étaient entendue que la CVR, Commission Vérité et Réconciliation devrait mise en place. Plus de 10 ans après, les burundais plaident pour sa mise en place.

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