
Les partenaires du Burundi en matière de développement ont renouvelé l’accord de soutien financier envers ce pays en demandant cependant encore au pouvoir de Bujumbura de s’investir davantage dans la promotion de la bonne gouvernance pour que leurs promesses deviennent effectives. C’est le contenu d’une déclaration rendue publique la conférence sur le financement du Burundi.
Dans un entretien avec les médias ce mardi après cette conférence sectorielle sur le financement du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, deuxième génération tenue du 15 au 16 de ce mois à Bujumbura, le deuxième vice président de la république Gervais Rufyikiri a indiqué que cette rencontre visait à rassembler les partenaires de ce pays au développement pour qu’ils analysent ensemble les projets qu’ils pourraient accomplir de façon complémentaires.
Au moment où certains bailleurs de fond exigent de Bujumbura l’amélioration de la bonne gouvernance avant de joindre la parole à l’acte pour ce qui est du soutien financier envers ce pays de l’Afrique centrale, le deuxième vice président de la république Gervais Rufyikiri estime que tout n’est pas rose : « Le gouvernement a depuis longtemps affirmé qu’il y a encore des défis à surmonter au Burundi notamment en matière de bonne gouvernance. Nous avons besoin des appuis financier pour y faire face », a-t-il souligné.
Certains bailleurs de fonds notamment la Belgique ont estimé que l’une des priorités pour Bujumbura n’est pas du tout l’accord financier mais la réformes des institutions pour que la bonne gouvernance devienne effective. Une récente étude sur la compétitivité économique faite dans 144 pays dont le Burundi vient de classer ce pays dernier sur cette liste.
Le deuxième vice président de la république a dit qu’il n’a pas encore lu les conclusions de ce rapport.
Une autre conférence sectorielle est prévue au courant du mois d’octobre de cette année. Les burundais et les partenaires au développement de ce pays vont encore une fois se rencontrer à Bujumbura pour parler de la façon dont il faudrait faire pour sortir le Burundi de la pauvreté à travers le financement du CSLP II, qui tarde à devenir réalité.




