
«Je ne pense nullement à aucun coup d’Etat, et je conseillerais même à quiconque aurait une pareille idée de désarmer avant qu’il ne soit trop tard, il n’y a pas de place pour un coup d’état. Ma lutte est politique comme je l’ai clairement dit». C’est la réaction d’Agathon Rwasa contre les accusations portées contre lui par le parti FNL de Miburo Emmanuel faisant état d’une préparation d’un coup de force contre les dirigeants du pays.
Dans une interview accordée à la Radio Isanganiro quelques heures après ces accusations dressées contre lui par Jacques Bigirimana et Emmanuel Miburo, respectivement secrétaire général et président du FNL reconnus par le ministère de l’intérieur, Agathon Rwasa a qualifié ces allégations de pur verbiage pur et simple lancé parce qu’ils ont peur des échéances électorales de 2015.
Les invitant à «corriger les erreurs qu’ils ont commises et commettent chaque jour», Agathon Rwasa regrette la collaboration entre les dirigeants burundais et l’équipe Miburo qu’il qualifie de médiocre. « C’est dommage que les dirigeants ce pays peuvent collaborer avec des gens de ce gabarit, des gens d’une médiocrité aussi regrettable, » a-t-il dit.
Dans le but de barrer la route à Agathon Rwasa, les dirigeants du parti FNL reconnus auprès du ministère de l’intérieur ont adressé une correspondance à ce ministère et celui de la sécurité publique leur faisant savoir des préparatifs de descentes sur terrain d’Agathon Rwasa en tant que leader du FNL, et leur demandant de lui en empêcher.
Rejetant ces allégations, Agathon Rwasa indique que cela n’est qu’une peur dont il ne comprend pas l’origine du moment où l’équipe Miburo affirme qu’il n’a personne derrière lui.
« S’ils sont conscients que les militants et sympathisants du parti FNL les reconnaissent comme leurs leaders, pourquoi cette psychose aujourd’hui ? » dit Agathon Rwasa.
Ce leader historique du parti FNL invite Miburo et son équipe de se souvenir des affirmations tenues en 2010 quand ils affirmaient assumer les responsabilités du parti en attendant son retour.
Emmanuel Miburo et Jacques Bigirimana avaient tenu une conférence ce mercredi, au cours de laquelle ils avaient déclaré expulser Agathon Rwasa du parti Forces Nationales de Libération, FNL en sigle. Ils l’accusaient de préparer un coup d’Etat contre les institutions de la république.
Ces accusations qu’Agathon Rwasa qualifie de pure machination sont venues juste une semaine après sa réapparition à la scène politique après trois ans de disparition pour des raisons de sécurité.




