Le droit de grève est pourtant reconnu

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    La Confédération des Syndicats du Burundi, COSYBU qualifie d’intimidations la mise en garde des fonctionnaires de l’Etat par le président de la république lors de son message à la nation.

    Réagissant sur le discours du président Pierre Nkurunziza, le président de la Confédération des Syndicats du Burundi Tharcisse Gahungu déplore les propos du président de la république selon lesquels les fonctionnaires de l’Etat qui continueront à s’absenter au service au nom des revendications sociales en faisant fi de la loi seront remplacés par d’autres personnes notamment beaucoup de personnes qui sont en chômage en besoin d’emploi.

    Pour ce syndicaliste, les revendications sociales des fonctionnaires sont légitimes et légales. Selon lui, certains articles régissant ce pays et d’autres de portées internationales accordent aux fonctionnaires de l’Etat le droit de revendiquer leurs droits. Au lieu de recourir aux intimidations, il estime que le gouvernement devrait chercher à assainir le climat en vue de trouver des solutions de nature à venir au bout des revendications qui font parler d’elles parmi les fonctionnaires de l’Etat.

    Le président de la république a fait cette mise en garde au moment où les syndicats des enseignants ont déjà menacé de reprendre le mouvement de grève avec le début de l’année scolaire. Difficile de savoir ce qu’il en adviendra dans l’entre temps après cette mise en garde. Au mois de juin de cette année, les enseignants du CONAPES, Conseil National du Personnel Enseignant du Secondaire avaient fait un mouvement de grève. Ils auraient été menacés de licenciement raison pour laquelle ils ont repris le travail bien que leurs revendications n’avaient pas été satisfaites par le gouvernement.

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