
Un groupe de jeunes du parti FNL (Forces Nationales de Libération) vient de déclarer allégeance au président historique du FNL Agathon Rwasa, quelques semaines après son retour de l’exile.
Tous de la commune de Kanyosha en Mairie de Bujumbura, ces jeunes du FNL qui s’étaient alignés derrière la nouvelle direction du parti dirigée par Emmanuel Miburo, viennent de dénoncer « le caractère illégal » du congrès qui a porté à la tête du FNL le duo Emmanuel Miburo et Jacques Bigirimana.
« Nous dénonçons ce que Miburo Emmanuel et Jacques Bigirimana ont qualifié de congrès par ce qu’on l’a trouvé illégal ». Selon ces jeunes, les organes qui ont convoqué le congrès étaient composés de démissionnaires du FNL (Emmanuel Miburo) ou ceux qui avaient été chassés du parti avant la tenue de ce congrès ; donnant l’exemple de Jacques Bigirimana.
Ces jeunes du FNL qui disent avoir quitté les rangs de Miburo et Bigirimana, ont remis une copie au Ministre de tutelle, au président de la Cours Constitutionnelle, Agathon Rwasa, Emmanuel Miburo et Jacques Bigirimana.
Contacté par téléphone, le président du FNL reconnu par le ministère de l’intérieur Emmanuel Miburo nous a répondu qu’il était en réunion et sera encore une fois contacté dans les heures qui viennent.
Il y a au moins deux semaines, une trentaine de gens, essentiellement membres des conseils communaux et du bureau politique du FNL dit « de Miburo » avaient eux aussi annoncé le retrait du FNL pro Miburo pour se rallier à Agathon Rwasa, qui venait de rentrer de l’exile depuis 2010.
Emmanuel Miburo, président du FNL reconnu par le Gouvernement avait annoncé que le groupe n’était pas officiellement connu mais que des sanctions allaient suivre si une fois il s’avérait que les signataires étaient réellement des FNL.
Le leadership du FNL continue à être un objet de bousculade entre Agathon Rwasa et Emmanuel Miburo. Intronisé depuis 2010 lors d’un congrès controversé tenu après la fuite d’Agathon Rwasa, Miburo et Jacques Bigirimana viennent aussi d’annoncer une décision excluant Rwasa d’une façon définitive, du parti FNL.
Suite à la plainte déposée par la Communauté des Banyamulenge le 13 aout 2013 contre Agathon Rwasa et pasteur Habimana ancien porte-parole du FNL-Palipehutu, le FNL de Miburo a annoncé qu’il n’est pas responsable des massacres de Gatumba qui ont remporté la vie à plus de 160 congolais Banyamulenge.
Cette formation politique disait pourtant à la télévision nationale qu’elle collaborerait pour que la vérité sur ses massacres soit connue.
Rwasa, lui, dénonce une main invisible, probablement celle du pouvoir, de lui empêcher à tout prix de faire la politique au Burundi.




