
Me Moise Nyarugabo, membre du sénat de la République Démocratique du Congo plaide pour que Rwasa Agathon et Pasteur Habimana soient traduits en justice suite aux massacres de Gatumba de 2009 dont ils sont présumés coupables
Au cours d’une conférence de presse que cet homme politique lui aussi d’ethnie Munyamulenge a animée ce vendredi dans l’après midi, il a qualifié le massacre de 166 banyamulenge en 2009 de crime contre l’humanité et de génocide et par conséquent imprescriptible selon les normes internationales. Pour Me Moise Nyarugabo le droit doit être dit sur ce dossier bien que ces personnes bénéficient de l’immunité provisoire relevant des accords. De la part de ce sénateur ce privilège est une affaire strictement entre burundais et qui ne concerne en aucune manière les congolais.
Du moment que Méthussela Nikobamye qui, à l’époque était connu sous le sobriquet de Pasteur Habimana a déjà nié de manière catégorique son implication dans ce massacre alors qu’il avait à l’époque revendiqué l’attaque au nom du mouvement rebelle dont il était le porte parole, Me Moise Nyarugabo estime que cela n’est pas du tout un problème au regard de la technologie actuelle.
« L’essentiel est qu’il réponde de ces actes devant la justice. la technologie actuelle est mieux avancée pour venir à bout de ce problème », a-t-il souligné. Si la justice burundaise s’estime incapable de traduire en justice les probables auteurs des massacres de Gatumba, ce membre du sénat congolais demande au gouvernement du Burundi de transférer le dossier relatif aux massacres de Gatumba en 2004 devant les juridictions internationales et en particulier la Cour Pénal Internationale.
Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro, Rwasa Agathon a déjà dit qu’il n’avait eu aucune responsabilité dans ces massacres. Quant au porte parole du FNL Force Nationale de Libération qui , à l’époque avait revendiquait l’attaque , Rwasa Agthon a dit qu’il a à répondre à la justice pour ses propos mais pas au nom du FNL de l’époque
Après avoir passé 3 ans en cavale dans une peur panique pour sa sécurité, Agathon Rwasa a récemment évoqué qu’il a du mal à mener son combat politique puisque le pouvoir de Bujumbura ne cesse de mettre les bâtons dans les roues. Le pouvoir de Bujumbura voudrait se servir de ce procès pour incarcérer cet opposant politique ? Jusqu’à présent non. En attendant, Agathon se trouve ce samedi dans sa commune natale de Kiremba.




