
Certains acteurs de la vie politique du Burundi comme l’ADC et le FORSC sont unanimes pour affirmer que les risques de voir la loi de la jungle s’installer au pays seront inéluctables au regard de la manière dont les jeunes du parti au pouvoir sont auteurs des séries d’intolérance politique à travers le pays.
Quelques jours après que les journalistes aient failli être battus par la jeunesse du parti au pouvoir envoutée par la fièvre électorale en province de Cibitoke quand le président du parti MSD a été empêché d’arriver à Mugina voir les membres du parti , les organisations qui ont en effet accordée une interview à la Radio Isanganiro ce mardi ne passent pas en effet par quatre chemins pour le dire pour s’insurger contre cette pratique.
Le président du Forum pour le Renforcement de la Société Civile Vital Nshimirimana a indiqué que les jeunes du parti au pouvoir ne cessent de faire passer à tabac et de malmener les citoyens paisibles sous l’œil complice de l’administration. Pour lui, ces actes sont inquiétants puisqu’ils sont signales à travers pratiquement tout le pays. Il a appelé le ministre de l’intérieur et celui de la sécurité publique à s’atteler sur cette question.
A défaut de leurs contributions pour venir à bout de cette difficulté, leurs pratiques risquent d’être semblables à ceux interahamwe pendant le génocide rwandais en 1994. Si une fois cette donne ne change, ces hommes et femmes seront comptables devant l’histoire et leurs infractions risquent d’être qualifiées de crimes contre l’humanité et de crimes de génocides.
Le président de l’ADC et celui du parti Union pour la Paix et le Développement demandent au pouvoir de Bujumbura de tout faire pour épargner les Burundais de cette intolérance politique. Selon eux, le pouvoir de Bujumbura est complice dans les cas d’intolérance politique qui se déroulent dans le pays. Ils accusent le parti politique au pouvoir de Bujumbura de vouloir faire campagne politique seul. Rwasa Agathon et Alexis Sinduhije se disent en résidence surveillée puisqu’ils ne sont pas libres de mouvement depuis qu’ils sont de retour au pays.




