Les batwa réclament 10% dans les institutions

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    Vital Bambanze plaide pour que dans la révision de la constitution prévue en cours, le Burundi accorde aux batwa au moins 10% dans les institutions.

    Au cours d’une conférence de presse de ce vendredi dans l’après midi ce sénateur membre de l’ethnie Twa, une des composantes ethniques du Burundi, a indiqué les Batwa ne se retrouvent pas dans la constitution héritée des accords d’Arusha. Selon lui, puisque les Batwa ont été relégués à l’écart dans l‘issue des Accords d’Arusha les deux ethnies burundaises qui restent devraient accorder chacune au moins 5% de places dans les institutions aux Batwa pour qu’ils ne continuent pas à être citoyens de seconde zone.

    De la part de Vital Bambanze, cette innovation aiderait les Batwa à se retrouver aussi dans la loi fondamentale. Elle serait aussi une manière pour eux d’accéder aux droits civils et politiques à l’instar des autres burundais selon ce sénateur burundais.

    Vital Bambanze n’a pas manqué de réagir à propos du projet de loi sur l’amendement de la Commission Nationale Terre et autres Biens qui fait parler de lui depuis le départ de Térence Sinunguruza au poste de premier vice président de la république.

    Ce sénateur demande au pouvoir de Bujumbura de consulter les revendications des Batwa lors de la révision de cette loi parce qu’il est aussi fondamental pour les difficultés auxquels font face les burundais en général et les Batwa en particulier.

    Par rapport à la révision où l’abrogation de l’actuelle constitution qui fait un tollé au sein des acteurs politiques burundais, ce sénateur plaide pour le dialogue sur cette question. Il s’inscrivit en faux contre une candidature à la tête du pays qui permettrait à Pierre Nkurunziza de briguer ce poste après 2020.

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