
Le parti MRC-Rurenzangemero plaide pour un dialogue inclusif autour de la constitution avant de penser à sa révision.
Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce lundi sur le tollé de ces derniers jours autour de la révision de la constitution, Prof. Juvénal Ngorwanubusa, porte-parole du parti Mouvement pour la Réhabilitation du Citoyen, MRC-Rurenzangemero, a déploré le fait que ce projet de loi sur la révision de la constitution se fasse ces derniers jours en catimini et surtout des autres partenaires du pouvoir de Bujumbura.
Le professeur Juvénal Ngorwanubusa estime que la constitution actuelle est le résultat d’un débat large entre les acteurs politiques burundais à Arusha. Il regrette de ces relents dictatoriaux qui amènent le pouvoir de Bujumbura et en particulier seul le CNDD-FDD à mettre à l’eau la démocratie de consensus, fruit des accords d’Arusha.
Au moment où ce projet de révision de la constitution aura beaucoup d’impacts sur la gouvernance politique au Burundi si une fois les innovations qu’il apport auraient lieux, ce professeur d’université n’a pas jugé bon d’entrer dans ces détails.
” Que sa soit les innovations se rapportant à la haute cour de justice, l’abrogation du droit syndical pour les magistrats et autres choses qui viendraient donner libre court à l’impunité au Burundi, le MRC-Rurenzangemero se joindra aux autres partis politiques pour réclamer le débat sur les innovations à apporter à la constitution actuelle. Aussi longtemps que ce débat inclusif n’a pas encore eu lieu, nous supposons que la constitution du Burundi est celle héritée des Accords d’Arusha,” a-t-il souligné.
La révision de la constitution fait parler d’elle depuis le début le 9 du mois d’octobre quand le conseil des ministres s’est tenu pour statuer sur le projet de révision de la loi fondamentale. Les autorités de ce pays ne sont pas encore exprimées publiquement sur la question bien que l’information fait un tollé au sein de la population burundaise.




